PREFACE IX
de Musset, hommage respectueux de son dévoué serviteur, George Sand. »
De la coupe aux lèvres y il y a place pour un malheur, a dit Fauteur des Comédies et Proverbes. Entre ses amours de poète, d'un tome à l'autre, il y avait eu place pour une traliison et pour un adieu !
On s attarderait des Iieures qui sembleraient brèves dans cette chapelle où rien ne subsiste qui ne parle de F intimité de Fauteur des Nuits ; mais c'est encore Adèle Colin qui en parle le mieux.
On Fa comparée justement à ces nourrices de tragédie qui sont pour les héros et les dieux des mères très effacées et très humbles. — Elle parle de son grand homme comme d'un enfant de sa chair; son affection chaleureuse et tourmentée F enveloppe d'une éternelle et moelleuse caresse. Elle le choie par delà le tombeau, F entoure d'attentions maternelles, le dorlote, fait la toilette de sa mémoire, comme elle faisait celle de sa maison, prévenante et empressée, souriante aux amis, dévouée jusqu'au renoncement, attentive surtout aux petites choses, aux menus riens, toute à lui, chaque heure de sa journée, et sans F ombre d'une équivoque dans ce sentiment complexe^
A la regarder, assise à son bureau, près de la croisée, vieille restée si jeune, on demeure frappé de la dignité de son air. Son visage encadré de la dentelle de sa coiffure, F ordonnance sévère dune