‹ Alfred de Musset intimeChapitre 4 sur 28 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

sis te, probant, en ce logis suranné. C'est une impression a corriger. Son dandysme ne s affectait pas de la modestie d'un aussi sobre appareil. L objectif alors ne violait pas les intimités, et le poète n avait de toilette à faire que dans ses livres.

Au plus se choisissait-il un tailleur de bon ton pour la coupe romantique de ses gilets.

On ne jugeait pas. f instantané en main, les grands hommes chez eux ; on ignorait leur mobilier et s ils en avaient un. Gustave Planche pouvait, sans qu'on le trouvât mauvais, donner pour adresse la sixième branche du sixième platane à gauche, dans f avenue des Champs-Elysées. Le peu quêtait son discret intérieur suffisait à Musset.

La bibliothèque que ses livres occupaient, peu lus par lui hors deux : /'Imitation et un vieux volume de Carmontel, était plutôt délabrée. AP* MarteJlet a recueilli dans une bibliothèque neuve, qui occupe la place d honneur de son cabinet, les quelques ouvrages que M. Paul de Musset lui abandonna. D'aucuns étaient dans un divan où Alfred do Musset, à peine curieux des œuvres contemporaines, ensevelissait les volumes dont il respectait la virginité. Ce fut dans ce chaos que M""' Martel Jet découvrit les deux tomes de Lélia, dédicacés par George S and, Je premier : « A Monsieur mon gamin d'Alfred : George )) ; le second : « A Monsieur, Monsieur le vicomte Alfred

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