‹ Alfred de Musset (volume 2)Chapitre 37 sur 68 · A MES ENFANTS · texte numérisé non relu

A MES ENFANTS

Ce matin encore, — oh ! moi, votre père.

Je a vous, enfants délai»-

Je rêvais pour vous un sort plus prospère!...

Tout d'un coup j'ai lu vos trois noms tracés

Dans un long arrêt <|tii me fait défense De vous promener jamais avec moi.

— Mes fils à mon bras c'est donc une offense'.''

— Vous pourrez les voir... me répond la loi.

Cette loi, jamais la bouche d'un père

Ne h prononça; les tigres blottis,

La gueule sanglante, en leur noir repaire

Sortent librement avec leurs petits.

.M'.i-t-rm vu Bétrirvos lis et vos re Ai-je détourné vos regards de Dieu '.'

Vous ai-je caché- ses splendeurs écloSCS Y

Ace nom de père ai-je dit adieu?

cherchiez en vain votre mère,

Vuih ai-je pas dit qu'elle était au ciel 2 N'ai-je pas porté ma douleur amèreî A moi le poison, mais à vous le miel !

Le miel? qu'ai-je dit? Ah ! l'on vous mesure L'air et le soleil. . . louf cela Bans moi !

San» moi VOUS sei . OD l'assure.

Heureux! ce mot-la u'est pas dans la loi!

(Septembre i

Dix ans plus tard, passant devant le château de Chillon, le souvenir de .sa fille lui arracha ce cri de

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douleur que je trouve dans les Meilleurs fruits de mon panier :

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