A MES ENFANTS
Ce matin encore, — oh ! moi, votre père.
Je a vous, enfants délai»-
Je rêvais pour vous un sort plus prospère!...
Tout d'un coup j'ai lu vos trois noms tracés
Dans un long arrêt <|tii me fait défense De vous promener jamais avec moi.
— Mes fils à mon bras c'est donc une offense'.''
— Vous pourrez les voir... me répond la loi.
Cette loi, jamais la bouche d'un père
Ne h prononça; les tigres blottis,
La gueule sanglante, en leur noir repaire
Sortent librement avec leurs petits.
.M'.i-t-rm vu Bétrirvos lis et vos re Ai-je détourné vos regards de Dieu '.'
Vous ai-je caché- ses splendeurs écloSCS Y
Ace nom de père ai-je dit adieu?
cherchiez en vain votre mère,
Vuih ai-je pas dit qu'elle était au ciel 2 N'ai-je pas porté ma douleur amèreî A moi le poison, mais à vous le miel !
Le miel? qu'ai-je dit? Ah ! l'on vous mesure L'air et le soleil. . . louf cela Bans moi !
San» moi VOUS sei . OD l'assure.
Heureux! ce mot-la u'est pas dans la loi!
(Septembre i
Dix ans plus tard, passant devant le château de Chillon, le souvenir de .sa fille lui arracha ce cri de
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douleur que je trouve dans les Meilleurs fruits de mon panier :