‹ Alfred de VignyChapitre 70 sur 121 · LA DUCHESSE, ROSETTE · texte numérisé non relu

LA DUCHESSE, ROSETTE

ROSETTE, etfrayée.

Madame ?

LA DUCHESSE Quoi donc?

ROSETTE Madame m'a appelée.

LA DUCHESSE Ah ! je voulais. . . mon peig'noir.

ROSETTE Madame la duchesse l'a sur elle.

LA DUCHESSE J'en voulais un autre. — Non. — Restez avec moi, j'ai peur. — Restez sur le sofa, je vais lire.

A part.

Je n'ose pas faire un siî^ne de croix. — A quelle heure le chevalier vient-il demain matin ? Ah ! je suis la plus

malheureuse femme du monde.

Elle pleure.

Allons, mets dans la ruelle un flambeau et la Nouvelle Héloïse.

Tenant le livre.

Jean-Jacques ! ah ! Jean-Jacques ! vous savez, vous,

combien d'infortunes se cachent sous le sourire d'une

femme.

On frappe à une porte de la rue ; une voiture roule.

On frappe à la porte ! Ce n'est pas ici, j'espère!

ROSETTE J'ai entendu un carrosse s'arrêter à la porte de l'hùtel,

LA DUCHESSE

En es-tu bien sûre, Rosette ? A minuit!

Rosette regarde à la fenêtre.

ROSETTE

C'est bien à la porte de madame la duchesse, un carrosse avec deux laquais qui portent des torches ; c'est la livrée de madame,

LA DUCHESSE Eh ! lion Dieu ! serait-il arrivé (juelque événement chez ma mère * Je suis dans un etTroi. . .

ROSETTE J'entendsmarcher ! on montechez madame la duchesse.

LA DUCHESSE Mais qu'est-ce donc?

On frappe.

Demande avant d'ouvrir.

ROSETTE Oui est là ?

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