DU MÊME AUTEUR
La Poésie Philosophique au XIXe Siècle — Lamartine.
Un volume in-8°. Paris, Plon-Nourrit 190,5.
La Poésie Philosophique au XIXe Siècle — Mme Ackermann.
Un volume in-8°. Paris, Plon-Nourrit 1906.
Ouvrages couronnés par l’Académie française (Prix Bordin) et honorés d'une Souscription du Ministère de l’Instruction publique.
Abréviations
Cinq-Mars. i5° Edition. Michel Lévy, i865.
Corr. Correspondance de Alfred de Vigny, recueillie par Emma Sakellaridf.s. Calmann-Lévy.
Daphné. Œuvre posthume publiée par Fernand Gregii. Delagrave.
Journal. Journal d’un Poète. Delagrave.
Lettres inédites. Lettres inédites au M'B et à la Mise de la Grange, publiées par Albert de Luppé. Conard, 1914.
Revue des Deux-Mondes. N° du i5 Décembre 1920. Journal d’un Poète. Fragments inédits, publiés par Fernand Gregh.
Servitude et Grandeur Militaires. 9e Edition. Michel-Lévy, i865.
Stello. 6e Edition. Charpentier, 1862.
Théâtre. 8e Edition. Michel Lévy, 1 864 -
Vigny au Maine Giraud. Annales Romantiques. Décembre 1905. Vigny au Maine Giraud, par Marsan.
Baldensperger. Poèmes.
Baldensperger. Cinq-Mars.
Baldensperger. Servitude et Grandeur Militaires. Œuvres complètes de Alfred de Vigny. 3 volumes. Conard, 1914-1922.
Dupuy. Jeunesse. La Jeunesse des Romantiques. Paris, 1905.
Dupuy. Vigny. Alfred de Vigny. La Vie et l’Œuvre. Paris, 1913 Hachette.
Dupuy. Les Amitiés.
Dupuy. Le Rôle littéraire. Alfred de Vigny. Les Amitiés, Le Rôle littéraire. 2 vol. Paris, Société Française d’imprimerie et de Librairie, 1912.
Estève. Héléna. Edition critique. Paris, Hachette.
Estève. Poèmes. Alfred de Vigny. Poèmes Antiques et Modernes. Société des textes français modernes. Paris, Hachette, igi4-
Estève. Destinées. Alfred de Vigny. Les Destinées. Poèmes Philosophiques. ( Id .), 1924.
Estève. Vigny. Alfred de Vigny. Sa Pensée et son Art. Paris, Garnier.
INTRODUCTION
Le charme de Vigny réside peut-être dans l’énigme de son âme et de son œuvre.
Son âme est une énigme. Tour à tour elle paraît désespérée et impie, confiante et mystique.
Il est un Vigny pessimiste. Né de parents vieux, élevé, loin du mouvement, dans le regret de l’Ancien Régime , isolé des masses par l’aristocratie de la naissance et du génie, révolté par les fatalités de sa vie et de la vie, souffrant des tristesses de la, pensée, ne trouvant partout que désillusion et désespoir, car le soldat est un esclave, la femme une Dalila; la démocratie niveleuse a pour moyen l’assassinat et pour symbole la Terreur ; le christianisme est antisocial ; et toute religion est mensonge ; reprochant à la Providence la punition de la vertu, la lutte des sexes, l’impassibilité de la nature et le silence des deux, il semble tendre au nihilisme, et, par des attaques qui prouveraient moins la cruauté de Dieu que son impossibilité, à l’athéisme.
Il est un Vigny optimiste. Séduit par l’action et kl gloire, capable de ressentir tous les plaisirs, en accompagnant la retraite du roi, il chante à pleine voix la Joconcle ; il rit avec Delphine Gay et se laisse enivrer à la vie ; la solitude est sainte; la nature est solitaire et belle ; les forts luttent contre le destin et il est parmi les forts ; l’impérissable pureté de l’esprit en compense les tristesses ; il proclame la grandeur du soldat, le dévouement de la femme, la certitude d’un progrès dont le christianisme est le plus sûr garant ; le mensonge des religions sauve la vérité philosophique. Il accepte la souffrance de l’homme, parce qu’il admire la divinité de sa nature et de son origine. Car, incapable
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de descendre du supérieur à l'inférieur, de l'esprit à la matière, il élève naturellement vers Dieu, comme Platon, comme Lamartine une âme séraphique.
Enigme de l'âme, enigme de l’œuvre !
Même les dévots de Vigny reconnaissent les défaillances de l’ouvrier. « Poète de seconde inspiration », déclare un de ses fervents admirateurs, Ernest Dupuy, (Jeunesse, p. 361), il a besoin de la pensée et encore plus des mots d'autrui. Fadeur, prosaïsme, lourdeur, obscurité, sont les défauts de sa poésie ; la langue française lui doit quelques-uns de ses vers les plus médiocres. Comme il manque de souffle, ses poèmes ne dépassent guère impunément les dimensions de Moïse et de la Mort du Loup. A la fois religieux et irréligieux, ses symboles ont quelque chose d’indéchiffrable. Il nous peint une société abstraite qui se meut parmi les idées. Le créateur de Chatterton n'est-il pas un théoricien oublieux de la vie ?
Même ceux qui ne partagent pas la dévotion de Vigny la comprennent et le comptent parmi nos plus grands poètes. Ses poèmes, composés de morceaux d’emprunt, sont remarquables par l’unité, la proportion et surtout l’originalité. On oublie les vers défectueux, la gêne du vocabulaire, la brièveté du développement, satisfait par la plénitude de l'ensemble. Sa pensée parait obscure et le geste qui l’accompagne est d’une clarté éblouissante. On discutera longtemps sur le stoïcisme et le destin de Vigny ; mais la mort silencieuse du Loup et l’évolution du chœur des Destinées sont d’une netteté, d’une simplicité qui s'imposent au souvenir. Sa pensée est abstraite et il a fait peut-être les vers les plus concrets de notre langue :
Et, quand j’ourvre les bras, on tombe à mes genoux.
(Moïse.)
Sa pensée est abstraite et son art est plastique. Sa pensée est abstraite et il formule des aspirations, des plaintes où l'humanité se reconnaît tout entière !
Cependant l’énigme n’est pas insoluble.
D’abord Vigny ne fut jamais athée. On ne prouve pas Dieu. Les uns sentent qu’il existe et les autres, non. Vigny eut le sens du divin. On reconnaît une âme religieuse à ceci : au moment où
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l on s y attendrait le moins , elle est ramenée et nous ramène à Dieu. Si Vigny s'en prend toujours à Dieu , c’est qu’il y pense toujours et ne saurait s’en passer. Il a l'obsession de Dieu.
Dès lors, tout s'expliquerait aisément, n’était l’excès de son pessimisme. Il n’est que trop naturel d’osciller du pessimisme à l optimisme, et c’est même la preuve d'une âme pondérée et chrétienne. Mais comment remonter à la confiance et à l’adoration, après être tombé jusque dans les abîmes du désarroi et du désespoir ?
Eh bien ! l'excès n’est qu'apparent et il est facile de rendre compte de cet excès apparent par des raisons, soit particulières à Vigny, soit communes aux Romantiques.
Ainsi, Vigny avait une susceptibilité maladive et une âme passionnée. Les sarcasmes du Comte Molé prirent, à ses yeux, l’importance d'une affaire d’Etat ; l’infidélité de Marie Dorval entraîna la malédiction de tout le sexe ! Il en use de même avec Dieu, manifestant toutes les susceptibilités de la vanité , toutes les exigences de la passion. A la moindre injustice du sort, il se cabre, froissé dans son orgueil, blessé dans son amour. Mais dès qu’il reprend sa raison, car son âme n’est pas déséquilibrée, il revient vers la femme et pardonne à Dieu : Où l’on croyait apercevoir nihilisme et athéisme il n'y avait que dépit amoureux et querelle d’amant !
Notons ensuite une simple méthode de travail. Vigny s’est habitué à isoler les idées, les abstraire de la réalité et les unes des autres, puis à tirer de chacune toutes les conséquences. De là un double résultat. D’une part, il n'examine les contraires que successivement, de sorte que pour saisir la mesure de sa pensée, il faut grouper ce qu’il distribue et ne jamais rien conclure d'un poème séparé. Il faut réunir Moïse et la Flûte, le désir de l’anéantissement et l’attente de l’immortalité. Il faut envisager à la fois la Colère de Samson et Wanda ; alors l’on s’apercevra qu’il admet et la femme perverse et la, femme forte de l’Ecriture. Le contraire corrige le contraire ; et l’équilibre s’établit. D’autre part, allant aux extrêmes limites de la déduction, il atteint des conclusions qui pourraient nous effrayer. Mais il ne donne pas ces conclusions pour vraies, il les donne pour logiques. S’il est vrai que le Père ait abandonné le Fils au Mont des Oliviers, l'homme doit répondre au silence par le silence. Le silence est conditionnel , seul le syllogisme est rigoureux.
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En effet , il opère sur des idées abstraites , nées d'ordinaire au contact d’un livre et souvent de l'esprit de contradiction. N' écrivait-il pas à Emile Péhaut, le 16 septembre 1835 : « Lisez ! lisez ! Connaissez tout ce qui a été fait de beau , pour faire autrement et aussi bien ». Ces idées , son imagination s'en empare, et il conçoit des poèmes ou des drames énormes : Moïse debout devant Dieu ; Chatterton en face de la Société. Mais il a trop de bon sens pour croire Dieu et la, Société aussi coupables qu'il le laisse entendre. Volontiers il reconnaît le néant des idées et se compare à un Don Quichotte qui attaquerait des moulins à vent. Aussi, bien qu’il ait accumulé maintes preuves livresques de la méchanceté divine, il compare tranquillement dans son Journal la voix de Dieu à celle « d’un père tout-puissant qui gémit en: punissant et pleure sur nos fautes. » (1840, p. 146). Après les' extravagances de Chatterton, il réclame modestement pour les poètes faméliques et de génie, une mince et révocable pension alimentaire !
Enfin l'excès est romantique ; et chez les Romantiques l'excès des paroles ne correspond point à l’excès de la pensée. Leurs paroles peuvent être frénétiques, révolutionnaires, leur pensée reste mesurée et le plus souvent bourgeoise. Après avoir lu les Paroles d’un Croyant, on prêterait à Le Mennais le communisme de Babeuf. Or, il avait le plus grand respect de la propriété individuelle, et quelques-uns le soupçonnèrent d'avarice. Dans son enthousiasme pour V Allemagne, Lamartine semble verser dans un panthéisme tout germanique ; il gardait pieusement la philosophie chrétienne ! Le mal du siècle ne fit point les ravages qu’on pourrait craindre ; et c'est ce dont la critique s’aperçut d’aborcl. Car il fallait bien reconnaitre que la douleur ne rendit phtisiques ni Lamartine, ni Hugo. Le pessimisme de La Mennais et de Vigny paraissait néanmoins plus résistant. Mais voici que sur « l’enfer » du sacerdoce de La. Mennais. M. Duine vient de prononcer le mot fuste, le mot de littérature ; et ce mot éclaire toute l’histoire du Romantisme. Même dans la\ Colère de Samson et le Mont des Oliviers, il g a de la littérature. Sans cela, comment après avoir maudit Dalila, aurait-il béni] Eva et la sœur de Wanda ? Comment la même année où le poète du Monlt des Olliviers aurait proclamé la faillite de la Rédemption et l’abandon divin, aurait-il fait dans la Saovage, l’apologie sereine de la société chrétienne ? Gardons-nous donc de pren-
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dre trop au sérieux son désespoir et son impiété , et imitons les contemporains. Le journal catholique de La Mennais , /'Avenir, fit l’éloge du Paris de Vigny. Il n'y trouvait donc point, l’effondrement du christianisme et la substitution du culte de l’Homme au culte de Dieu. Peut-être avons-nous été dupes de la génération suivante. A l’école de Renan les pensées sont devenues hardies et les paroles réassurantes. Tout au contraire, chez les Romantiques, les paroles sont terribles et les pensées timides.
Aussi quand on a écarté de l'œuvre de Vigny quelques excès livresques et d’abstraction , il reste une plainte tranquille qui peut s’unir à une adoration véritable.
Les poèmes pessimistes de Vigny, direz-vous, Moïse, le Déluge, la Colère de Sarason, sont les plus beaux. — Lamartine, lui-même, dont l’âme parait toujours prête aux effusions de l’amour divin, reconnaît cependant que la douleur l’inspire mieux que la joie. Sainte Beuve a noté que les hommes souffrent bruyamment et jouissent en silence. Il faut s’y résigner, la récrimination est plus humaine que la reconnaissance. D’ailleurs, nous sommes loin d’en conclure à la faiblesse des poèmes optimistes de Vigny. La Bouteille à la Mer est un chef-d’œuvre. La Flûte contient quelques-uns des plus beaux vers du poète.
Si son âme révoltée s’arrête au seuil de l’hommage, elle s'arrête également au seuil du blasphème. La. strophe irréligieuse du Silence fut ajoutée tardivement au Mont des Oliviers ; elle est unique dans son œuvre ; et encore se borne-t-elle à flétrir le silence divin par le silence humain.
Le pessimisme de Vigny allait décroissant ; son optimisme allait croissant. Néanmoins, il eut toujours — à dose inégale — optimisme et pessimisme. Son premier pessimisme, si sombre qu’il fût, implique V optimisme ; et la strophe pessimiste du Silence a été écrite presque au terme de sa vie. Seulement Vigny sonda d’abord le pessimisme, bien que l’optimisme ait toujours été, lui aussi, dans son cœur. De là le retard de sa poésie optimiste ; d’autant plus qu'une véritable loi, nous l’avons déjà constaté, quand nous étudions Lamartine et Mme Achermann, prescrit à la poésie philosophique d’être précédée par la réflexion philosophique : Vigny a écrit en prose et en vers trois dialogues platoniciens, Stello, Daphné, la Flûte, les dialogues en prose sont de 1832 et 1837, le dialogue en vers est de 1843. Il serait trop simple de reléguer le pessimisme au commencement, l’optimisme
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à la fin ; en réalité ils se pénètrent constamment et cette pénétration est chrétienne.
En effet, Vigny est chrétien. Son christianisme n'est pas intégral; c'est le christianisme rationnel que Lamartine et Hugo trouvèrent dans la Profession de foi du Vicaire Savoyard. Du christianisme il élague la religion, c'est-à-dire le culte et le surnaturel, mais il conserve la, philosophie, c'est-à-dire, un Dieu Créateur et Providence, l'esprit distinct du corps , l'immortalité de l'âme, presque toute la morale et surtout la divine conciliation des contraires, conciliation que l'on remarquera, chez Vigny dès que l'on voudra bien rendre ses hyperboles à la Rhétorique et considérer l'œuvre totale.
L'énigme de la pensée expliquée, l'énigme de l'œuvre l'est par surcroît.
La langue, la versification, le développement de Vigny ont des défaillances ; ce n'est que trop humain. Il imite et il est original ; c'est le secret du classicisme. Et, en effet, ce Romantique est un Classique ; et voilà toute l’énigme de l'œuvre. Il est romantique et son imagination s'échauffe autour d'idées abstraites, puisées dans les livres étrangers, mais il est classique, et son bon sens abrite derrière l'idée romantique une réelle passion, car il est passionné, une réelle observation empruntée à sa propre expérience ou aux plus raisonnables de nos écrivains. C'est pourquoi il ne conserve, des Romantiques anglais ou allemands, que ce qui est selon le sens de la vie ; et l’exagération l’entraine au-dessus, non en dehors du réel. Le procédé est un procédé classique et français, le procédé de Molière. Or, la charge, pour l’appeler par son nom, irrite quand elle grossit le faux, mais instruit quand elle grossit le vrai. Aussi Vigny est-il un de ceux que l’humanité se plait à consulter. Il lui présente des idées vraies qu'un esprit excessif sut pousser aux derniers confins de l’abstraction ; et alors ces idées vraies qui s’offrent « toutes nues, pures des souillures de la vie, libres de ses accidents ». (Théâtre, p. 268), donnent l'impression de l’absolue vérité. Cependant, si les idées sont vraies c’est qu'elles se conforment au naturel d’un Molière ou d'un La Fontaine ; si l’esprit est excessif, c’est qu'il s’exalte à la suite d’un Millon ou d'un Byron. Persistances classiques et affinités étrangères !
Dans une première partie, nous étudierons les idées de
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Vigny, et son âme nous paraîtra toujours trouver, entre la désillusion et la foi, le calme et la stabilité.
Dans une seconde partie nous étudierons l'œuvre d'art ; et son art nous paraîtra l'apparenter beaucoup plus aux Classiques, Platon, Racine, Chénier, qu'aux romantiques Shakespeare, Milton, Byron.
Chemin faisant, nous rechercherons avec grand soin les sources de son œuvre. Puisqu’il est « un poète de seconde inspiration », pour déterminer sa pensée, il est essentiel de la distinguer des pensées initiales. Comme pour Lamartine, nous ne citerons guère que des noms illustres. Nous admettons bien volontiers, avec M. Lanson, que les grands hommes ne se nourrissent pas que de la moelle des lions. D'un ouvrage médiocre peut sortir l’idée d'un poème sublime. Malgré tout, quand on étudie la formation et le développement d’un beau génie, l'apport des médiocrités semble négligeable. Soumis à la loi commune, les grands hommes ne se nourrissent que de ce qui est nourrissant ; le reste est éliminé.
En terminant, nous tenons à dire tout ce que nous devons à notre maître Ernest Dupuy, qui a tracé de Vigny un superbe portrait, dont l’unité est sans doute moins déconcertante quela dualité proposée par nous, et dont l’impeccable documentation reste acquise.
Nous remercions M. Baldensperger. Le lecteur pourra constater ce que nous empruntons à ses travaux. Lui seul appréciera le parti que nous avons tiré des observations qu’il voulut bien nous présenter au fur et à mesure que les Revues (1) publièrent quelques-unes de nos études.
Nous remercions aussi le savant bibliothécaire de la Sor¬
ti) Vigny théoricien de la Révolution. (Feuilles d’histoire, o'ctobre 1913). — Gibbon et Vigny historiens du christianisme. ( ld ., Novembre 1913). — Vigny et l'Angleterre ( Id . de janvier à juin 1914). — Vigny et ses amis { Revue des Poètes, 10 juin et 10 juillet 1914). — Chateaubriand et Alfred de Vigny (Annales de Bretagne, novembre 1914). — Vigny et l’Allemagne (Feuilles d’histoire, février 1915). — Vigny et les littératures méridionales ( Bulletin • italien, avriljuin 1915). — Vigny et le xvra® siècle. ( Feuilles d'histoire, novembre 1915). — Quelques Muses d'Alfred de Vigny ( Revue d’histoire littéraire de la France, janvier-juin 1916). — Alfred de Vigny et la Mennais. ; Annales de Bretagne, octobre 1916). — Vigny et l’Hellénisme. ( Revue d’histoire littéraire de la France, octobre-décembre 1919 et janvier-mars 1920). — Vigny et André Chénier. (Revue Universitaire, juillet 1921). — Le symbole historique chez Vigny. ( Revue des Etudes historiques, mai-août 1921). — Vigny et les Beaux-Arts (Revue Universitaire, mars et avril 1922). — Vigny historien de la conjuration de Cinq-Mars. ( Revue d’histoire littéraire de la France, janvier-mars et avril-mal 1923).
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bonne , M. Bernard , dont l'érudition n'a d'égale que la com-t plaisance et qui mit l’une et l’autre à notre entière disposition, d’un cœur d'autant plus dévoué que les hasards de la guerre nous firent compagnons d’armes.
Au cours de cet ouvrage, nous prendrons plaisir à citer nos devanciers, qu'il s’agisse d'une véritable dette ou d’une simple rencontre. Nous le fîmes à propos de Lamartine et de Mme Ackermann ; et bien que pareille politesse n’ait pas été toufours observée à notre égard, nous le ferons encore à propos de Vigny , ne voulant point renoncer à une habitude qui, dans les relations littéraires, nous parait de bonne compagnie.