‹ Alfred RollChapitre 15 sur 54 · BAIGNEUSE · texte numérisé non relu

BAIGNEUSE

art très spécial où il s'est créé une place enviée à côté des Troyon, des Van Marcke, des Rosa Bonheur, des Barillot, ete. Il a su tenir compte de la mesure d'éme, que la nature a départie à la bête, mesure plus ou

moins sensible, suivant que la bète est en état d'action, ou en état pass

Dans l'étude très attentive, très patiente, très approfondie qu'il a faite de l'animal, il est arrivé à cette conviction que l'expression doit traduire une âme, et comme il a le sens des races et des types, qui ont sollicité son pinceau, il sait, avec un tact d'une extraordinaire précision, donner

aux bêtes le regard et le plus ou le moins d'intensité psychique, qui leur

sont propres. Il n’exagère pas la somme d'abrutissement des bêtes, qu'une convention acceptée déclare abruties, non plus qu'il n’avive jus-

| qu'à l’espièglerie, l'intelligence de celles auxquelles la même convention

| consent de l'intelligence. Il prend d’ailleurs les animaux dans le milieu où ils vivent, dans le cadre où leur forme s’harmonise, en un mot dans | les conditions primordiales de leur nécessaire évolution, et il note avec une sincérité, que nulle tentation ne fait dévier, ce que la nature, sans

cesse renouvelée, lui met sous les yeux, et ainsi que son étude assidue l’a

amené à le comprendre.

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