PHILIPPE ROLL
ALFRED
la vingtième année ?) Roll avait été remarqué, et désormais, il était fermement décidé à faire de la peinture, et à être paysagiste.
C'était d'ailleurs une époque de belle expansion d'art. Alors, les derniers fervents du paysage classique n'étaient plus des combattants, mais des spectateurs résignés : devant eux, un autre combat se livrait entre adversaires dignes de se mesurer. D'un côté, l’école de 1830, qui avait magnifiquement triomphé à l'Exposition de 1867, avec Corot, Rousseau, Ziem, Diaz, Daubigny, Troyon, Millet, Delacroix et d’autres, et l'école de Manet, qui comptait comme disciples Sisley, Monet, Pissarro, Fantin Latour, Desboutins, Gustave Colin, ete. Ce qui apparaissait, c'était une tendance vers l'émancipation de l’art, hors des t raditions vieillies, c'était une généreuse aspiration vers la liberté, vers
la vérité, un retour à
une conception de la nature telle qu’elle
s'offrait au regard,
ÉTUDE
sans subir la servitude des formules toutes faites.
« Ils marchaient à la conquête de la nature, a écrit Charles Blanc. Les paysagistes officiels
de l'Empire
l'avaient sophis-
ÉTUDE
tiquée, en revenant de parti pris à une convention malheureuse qui