‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 104 sur 465 · Voir p. 44 et · texte numérisé non relu

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1830, qu’un mulet chargé de ses deux cantines ne pouvait librement circuler « dans l’unique rue de la ville 1 ». Le 30, une communication plus facile avait été déjà établie, au prix de quelques démolitions, entre la porte Bab-Azoun et la Marine où se trouvaient les principaux magasins de l’armée? ; le 10 août, grâce aux travaux du Génie, l’accès du port était ouvert aux chariots de deux et quatre roues venant de Bab- Azoun ou de Bab-el-Oued 3.

Quant à la place d'armes, il fallait la créer de toutes pièces, Alger ne possédant en 1830 que quelques carrefours, mais aucune place digne de ce nom 4. Quelques temps auparavant, les Turcs avaient entrepris de dégager un peu la façade de la Djenina 5. Le lieutenant-colonel Lemercier commandant le Génie agrandit cet espace libre. « On démolit beaucoup de mauvaises boutiques, plusieurs maisons, et l’on obtint promptement une place très utile pour les troupes, les stations de voitures, l'établissement des marchés. Si l’on agrandit d’après un plan bien entendu, ajoutait un de ses collaborateurs, cette place rendra ce quartier le plus beau et le plus commerçant de la ville 5 ». C’était encore « une fort petite place », lorsque

1. Baron Denniée, 0. c., p. 169. Il s’agit en réalité des trois rues actuelles de Bab-Azoun, Bab-el-Oued et de la Marine qui n’avaient même pas sur toute leur longueur 3 mètres de large. (Voir p. 167).

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