Moniteur Algérien du 30 nov
4. La première devait être rectifiée et prolongée jusqu’à la place du Gouvernement ; la deuxième se poursuivrait par la rue Traversière perpendiculaire et la rue Philippe à peu près parallèle. (Voir le plan Pelet de 1832).
5. Arch. G. G. N2. 32. Exposé devant le Conseil d'administration du projet
Oued. C’est en 1837 seulement que l’élargissement de la rue de Chartres fut entrepris ; mais pour ménager les maisons particulières et diminuer le montant des indemnités d’éxpropriation, on ne lui donna que six mètres de largeur et on renonça à y créer des arcades. On éprouvait ainsi, de la manière la plus fâcheuse, la difficulté qu’il y avait à vouloir construire une ville européenne dans une ville indigène. Au motif précédemment indiqué s’ajoutait d’ailleurs ici aussi la crainte de donner prise aux rayons brûlants du soleil . Quant à la rue des Consuls, qui n’était pas encore carrossable en 1837 dans la partie voisine
de la mer ?, si dans la suite on se décida à l’élargir, son prolon-
gement jusqu’à la rue Bab-el-Oued fut ajourné. On fit remar-
quer que rien n’entrait par la porte du Nord, si ce n’est des matériaux destinés au môle, et que le commerce se porterait du côté opposé #. Le colonel Lemercier déclara que « vouloir abattre toute la partie basse de la ville pour la refaire à la française », c’était «n’agir que par ostentation { ». Il est curieux de constater que l’opinion générale se prononçait contre les voies larges. Le Ministre seul déclarait que les craintes relatives
de rectification des rues de Chartres et de Bab-Azoun avec toutes les rues adjacentes. Signé : Poirel, ingénieur des Ponts et Chaussées, 10 juin 1837.
1. Idem. N°, 6. Rapport du Directeur des Finances aù Conseil d’administration, 13 juin 1836. — Et aussi une pétition des habitants qui réclament contre l’extrême largeur des rues projetées. « Les maisons seront dans l'été comme autant de fournaises, et de plus, elles manqueront, en cas de tremblement de terre, de l’appui qu’elles se prêtent dans l’état actuel ». (30 juillet 1836).
2. Idem. Rapport du 19 janv. 1837. — Le Ministre au Gouverneur Général, 3 août 1836. Il se refuse à classer dans la grande voirie d’autres rues que les trois premières.
3. Idem. Rapport du Directeur des Finances du 19 juillet 1836.