‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 109 sur 465 · KO DATE · texte numérisé non relu

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rues à arcades, ainsi que le comportaient également les divers plans de la place du Gouvernement. « Le soleil dévorant de l'Afrique ? » effrayait les nouveaux venus. Lorsque le général de Montfort eut fait porter de six à huit mètres la largeur des trois premières voies de la ville, 1l fit adopter l’établissement de galeries sans lesquelles, disait-il, les boutiques des rez-dechaussée auraient été € inhabitables ? ». Cette mesure, appliquée depuis à d’autres rues et boulevards d’Alger leur a donné un cachet particulièrement pittoresque ; il est regrettable que, pour ne pas imposer de charges trop lourdes aux propriétaires, on y ait renoncé à l’époque contemporaine.

Un arrêté ministériel du 27 novembre 18333 ordonna le classement dans la grande voirie des rues de la Marine, Babel-Oued et Bab-Azoun, et y joignit deux autres voies, la rue de Chartres et celle des Consuls # à prolonger jusqu’à la rue Bab-el-Oued. Il s’agissait de décongestionner par l’une la rue Bab-Azoun que le moindre travail de voirie, la moindre démolition ou construction, la moindre voiture renversée rendaient impraticable 5 ; l’autre devait établir pour les mêmes fins une communication directe entre le port et la porte Bab-el-

ne compte, à l’époque où 1l écrit, que 8 ou 10 balcons dans les rues Bab-Azoun et Bab-el-Oued.

4. Gab. Esquer, o. c., p. 406. Lacuée craignait pour « la peau blanche et délicatement colorée des Français ».

2. Arch. G. G. N2. 6. Rapport de l’Intendant civil au Ministre de la Guerre sur la proposition du général de Montfort d'établir des galeries couvertes dans les trois rues de la Marine, Bab-el-Oued et Bab-Azoun.

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