‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 133 sur 465 · Voir p. 13, note · texte numérisé non relu

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des pentes allaient rester ou tomber entre les mains d’une administration jalouse de son bien et peu disposée à l’abandonner. Ainsi fût créée une situation dont les effets se font encore sentir aujourd’hui’, et pendant de longues années le « quartier d’Isly » fut en presque totalité occupé par des bâtiments militaires. La question avait été posée dès 1841, époque à laquelle, pour l’achèvement de la place du Gouvernement, dénommée alors place Royale, on envisageait la démolition, au moins partielle, de la Djenina et le transfert sur un autre emplacement de la Manutention et du Campement installés dans l’ancien palais depuis notre entrée à Alger. À propos de modifications au plan d’alignement du quartier proposées par le Génie, le Ministre s’élevait contre «la supposition inadmissible que les bâtiments de la Djenina seraient toujours occupés par les services militaires ? ». Le colonel Charon, dans son projet de 1843 sur les terrains à réserver à l’intérieur de la nouvelle enceinte, leur avait assigné le faubourg Bab- Azoun ?, dont une grande partie était affectée à huit établissements Un incendie ayant détruit, dans la nuit du 26 au 27 juin 1844, une partie de la Djenina avec les magasins du campement et des effets militaires, la population civile et le Conseil d'administration s’émurent du danger que laissait encore subsister la présence des fours et des bois de la Manu-

1. Notamment par la présence de la Manutention qui dépare un beau quartier.

2. Arch. G. G., N? 20. Le Ministre au Gouverneur Général, 12 mars 1841.

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