Idem. Le Gouverneur Général au Ministre, 10 avril
4. Manutention des vivres, magasin des vivres, magasin des fourrages, magasin de l’orge, magasins du campement, magasin du chauffage, lits militaires. (Arch. G. G., N? 6. Procès-verbaux des Séances du Conseil d’administration, 11 juillet 1846).
tention, et le Ministre pressa les services du Génie d’en assurer le déplacement. Les magasins du Campement furent les premiers pourvus à Bab-Azoun. Mais le Conseil proposa le transfert de la Manutention et de ses annexes à Bab-el-Oued, le quartier de Bab-Azoun devant être « essentiellement celui du commerce ? ». Quand il fut appelé à se prononcer sur le projet définitif d’alignement de la ville, en 1846, il renouvela ses instances pour que « l’une des plus belles positions d’Alger » ne fût pas enlevée au commerce et à la population civile et pour que l’on réservât au moins le côté de la mer dans le vaste parallélogramme que l’armée prétendait s’attribuer ÿ. Ce fut en vain, et le Ministre ne consentit à des concessions, et encore sur la demande du Directeur des affaires d'Algérie, que pour le magasin du chauffage et ultérieurement pour celui des fourrages . L’avenir de ce quartier se trouvait ainsi sérieusement hypothéqué. Du moins la nécessité d’assurer les communications avec l’Agha dans des conditions normales avait-elle amené l’amélioration de l’ancienne route, fort défectueuse , depuis l’esplanade sur laquelle s’ouvrait l’ancienne porte Bab-Azoun. Dès 1837 5, on y travailla ; mais l’obstination du
4. Arch. Nat. F80 810 où se trouve un dossier relatif aux suites de cet incendie.
2. Arch. Nat. F80 810. Procès-verbal de la séance du 3 juillet 1844.
3. Arch. G. G., N? 6. Procès-verbal du Conseil d'administration. Séance du 11 juillet 1846.
4. Idem. Faubourgs Bab-Azoun et Bab-el-Oued. Lettre du Directeur des affaires d'Algérie au service du Génie, 31 oct. 1844.
5. Arch. Nat. F8 810. La caserne des sapeurs-conducteurs du Génie obstruait en partie cette route, tout à côté du pont par lequel elle franchissait le ravin (rue Waïsse). Le Ministre (Lettre au Gouverneur Général du 6 mai 1845)
rappelait que les charrettes étaient exposées à tomber dans le ravin. 6. Arch. Nat. F80 809. Sur l’alignement et les pentes du faubourg Bab-
Génie à vouloir conserver intactes deux casernes paralysa longtemps les travaux de nivellement et d’alignement. Ce n’est qu’en 1845 1 que le Ministre ordonna la démolition d’un de ces bâtiments et la régularisation définitive ne fut arrêtée qu’en 1846 ?, en même temps que le projet général des alignements d'Alger. Alors seulement fut prise la décision de faire de cette voie une rue de dix-huit mètres avec galeries à arcades.
Pendant que le faubourg Bab-Azoun devenait la nouvelle ville européenne, celui de Bab-el-Oued était loin de prendre le même développement. Malgré l’optimisme du Baron Baude, qui notait « une grande activité... sous les baraques de bois de la plaine de Bab-el-Oued ? », c’est tout au plus si les moins pessimistes entrevoyaient, de ce côté des vieux murs, la création d’un faubourg industriel. C’est là que le Génie avait installé, en 1831, près de la mer et tout à côté du Fort des 24 heures, cinq moulins à vent qui coûtèrent beaucoup d’argent et ne rendirent pas de services 4 L’aménagement d’une vaste esplanade destinée à servir de promenade ombragée 5, et celle du Jardin des condamnés, l’ouverture de la route en lacets qui montait vers la Casbahf n’étaient pas suffisants pour attirer
Azoun. Rapport de l’Intendant civil au Conseil d'administration, 18 sept. 1837. 1. Idem. F80 810. Lettre du Ministre au Gouverneur Général, 6 mai 1845. 2. Arch. G. G., N? 6. Faubourgs Bab-Azoun et Bab-el-Oued. Procès-verbal
du Conseil d'administration. Séance du 13 juillet 1846.