Arrêté du Gouverneur Général du 26 mars
3. Les crédits faisaient défaut, Questionné et presque suspecté au sujet de l’emploi des fonds alloués pour l’exécution du plan, l’architecte Guiauchain répondait que, depuis 1841, ces fonds se réduisaient à zéro, malgré ses demandes réitérées. (Arch. G. G. N? 6. Lettre au Préfet. 21 septembre 1850). IT put cependant livrer au Ministre le 22 août 1850, un plan complet à l’échelle de 1 : 2.000. Mais l’incertitude et les modifications continuelles apportées aux alignements en faisaient un travail provisoire.
&. Arch. G. G. N? 6 : Dépêches au Gouverneur Général du 6 avril 1847, du 10 février 1848, du 17 août 1849, du 5 septembre 1850. — Au Préfet, du 22 mars, du 15 juillet, du 12 août 1849, du 5 septembre 1850, du 19 janvier 1850. L’avènement de la République avait eu pour conséquence l’institution d’une Préfecture du département d’Alger (arrêt du Pouvoir exécutif du 9 décembre 1848). — Une commune de plein exercice d'Alger, dirigée par une Municipalité et un Conseil municipal avait été antérieurement organisée par l'ordonnance du 31 janvier 1848. A l’architecte des Bâtiments civils succédaient l’architecte-voyer de la Ville, et l'architecte du Département ; un ingénieur des Ponts et Chaussées passait aux services municipaux. Les rivalités et les conflits ne firent pas défaut.
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plans devaient désormais être soumis au Conseil de ville : un rouage de plus, qui d’ailleurs aurait dû être le principal, s’ajoutait ainsi aux autres, déjà trop nombreux et leur demeurait le plus souvent subordonné. On est quelque peu stupéfait d’apprendre, par exemple, que l’empierrement de la rue d’Isly ne pouvait être décidé sans l’approbation du Ministre !, et que les bureaux de la Guerre intervenaient dans le choix des pavés de la rue de la Marine ?. Il fallait compter aussi avec la rivalité des services, par exemple celle des Bâtiments civils et des Ponts et Chaussées. Le plan des alignements et réserves, considéré comme définitif, fut enfin transmis par la Préfecture au Gouvernement Général en février 18534; le Conseil de gouvernement ne l’adopta que le 26 septembre 1854, et il fallut attendre jusqu’au 30 août 1855 l'approbation du Ministre. Encore celui-ci ne le considérait-il pas comme définitif ; 1l réclamait une échelle plus grande (1 : 1.000 au lieu de 1 : 2.000), et conformément au vœu du Conseil, il prescrivait l’étude des alignements et réserves à tracer sur les terrains contigus aux fortifications, du côté de l’Agha, de Mustapha et de Bab-el- Oued. Ce plan ne comportait d’ailleurs que les alignements principaux, les alignements secondaires devant faire l’objet de projets spéciaux. Le travail approuvé en 1855 n’en a donc pas
1. Arch. Nat. F80 813. Projet d’empierrement et de nivellement de la rue d’Isly à Alger. Approbation ministérielle du 25 mars 1852.
2. Idem. F8° 811. Pavage de la rue de la Marine. Le Ministre offre au Gouverneur Général, le 29 mai 1847, l’envoi de 25.000 à 30.000 pavés de grès provenant des environs de Toulon. Reconnaissons d’ailleurs que ces deux dernières rues avaient l’honneur d’être classées dans la grande voirie.
3. Arch. G. G. N? 6. Voir la lettre de l’architecte Guiauchain au Préfet, du 21 septembre 1850.