Arch. M., 27 mai 1861 et 21 octobre
2. L'effet architectural produit par les voûtes sur lesquelles repose le boulevard n’a cependant pas emporté tous les suffrages. Sans parler de Ch. Desprez, cité plus haut (p. 322 note 2) mentionnons Ernest Feydeau (0. c.} qui déplore « les affreux arcs en plein cintre » évocateurs d’un viaduc (p. 28). Il est vrai que, par contre, Guy de Maupassant (Au soleil. Paris, 1881) a écrit : « Une immense terrasse longe le port, soutenue par des arcades élégantes, »
tembre 1870, se rattache l’aménagement plus tardif, il est vrai, de la place et du square Bresson, qui a réalisé la soudure définitive de l’ancienne ville et du quartier d’Isly. Entre l’ancien fossé Bab-Azoun et les premières constructions du faubourg, se trouvait un large espace vide, faisant suite aux anciennes places des Garamantes et du Bournou !, et dénommé place Bresson, du nom de l’ancien Intendant civil ; en contrebas, du côté de la mer, un lavoir public avait été installé dès les premiers temps de l’occupation. Cet emplacement, poudreux en été, boueux en hiver, défoncé en toute saison ?, fut négligé tant que les destinées du faubourg Bab-Azoun n’apparurent pas clairement. Mais en 1845 et en 1846, les divers projets discutés * admirent en principe le nivellement et l'aménagement d’une place en ce point particulièrement intéressant de la ville. En 1850, le Ministre approuvait le plan qui lui assignait une superficie de plus d’un hectare, vaste dimension pour l’époque *. Malheureusement, la Municipalité, toujours pauvre en ressources pécuniaires, se con-