Et tout d’abord le projet Mezkalski (Arch. G. G., 1. c
4. Arch. G. G. N? 20 et 24. Le plan dressé par l’architecte des Bâtiments civils Guiauchain prévoyait une place de 100 m. sur 105, et en défalquant la voirie latérale, de 80 sur 46 ; le théâtre occuperait la face ouest (note du 17 octobre 1848). L'arrêté ministériel du 23 juillet 1850 approuve le projet. « Cela nous reposerait un peu des mesquines proportions et des formes provisoires (allusion à la place du Gouvernement) qu’affectent tous les ouvrages exécutés jusqu'ici dans notre ville. » Aïnsi s’était exprimé un rapporteur du Conseil municipal (Arch. M., 7 août 1849). On réclamait d’ailleurs
tenta de voter le déblaiement et de faire des vœux pour que les terrains en bordure fussent réservés à des constructions luxueuses 1. L’aménagement de la place était cependant considéré par elle comme un des besoins urgents de la ville ?. La construction du boulevard de l’Impératrice amena le comblement de la partie inférieure. Des rues furent ouvertes au Nord et au Sud*, mais il fallut attendre jusqu’à 1875 pour qu’on affectât quelques crédits à l’aménagement d’un square *. Ce fut le Jardin d’'Essai qui lui fournit ses arbres, choisis parmi des espèces exotiques 5. Toutefois les crédits
de plus en plus à Alger des espaces libres, des voies larges et des places. « La nécessité de l’élargissement des rues et de la création des places, dans divers quartiers de la ville, disait le conseiller municipal Ranc, a paru tellement indispensable à la commission pour assurer la salubrité et l’hygiène publics qu’elle ne craint pas d’engager le Conseil à faire les plus grands sacrifices pour atteindre ce but. » Appuyé sur des documents précis, 1l signalait qu’à Alger il y avait 4m. de superficie par habitant, alors qu’il y en avait 34 à Paris et 100 à Londres (séance du 19 octobre 1850). L’unique jardin de la ville était le jardin Marengo. L'Empereur en fut tellement frappé dans ses deux visites de 1860 et de 1865 qu’il songea à désaffecter les terrains de l’arsenal d’artillerie, sur l’esplanade de Bal-el-Oued, pour en faire une promenade. (Arch. M., 15 mai 1865). Selon Ch. Desprez (Akhbar du 25 juin 1865) il en aurait lui-même dessiné le plan.