‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 184 sur 465 · PLANCHE VII · texte numérisé non relu

PLANCHE VII

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d'embarquement et de débarquement, des grands établissements de crédit, des hôtels principaux, des magasins de la rue Bab-Azoun, la rue préférée de la flänerie algéroise, et du quartier des négociants israëlites 1.

C’est qu’en effet, après une éclosion rapide et d’ailleurs factice ?, le quartier d’Isly que l’on appela d’abord le faubourg Bab-Azoun, fut long à prendre le développement qu’on espérait, au moment où le recul de l’enceinte, au lendemain de 1840, invitait la ville à s'étendre vers le Sud. En 1850, la place d’Isly passait pour être excentrique ?. En 1870, toute la région comprise entre les anciens et les nouveaux murs n’était guère peuplée que de 8.000 habitants *. En 1881 on en compte, il est vrai, 13.000. Cet accroissement s'explique par la reprise de la construction, après la crise de 1871, et par la création de nouveaux quartiers dans les parties hautes et basses de l’ancien faubourg. Si les progrès ont été lents au début, il faut l’attribuer d’abord aux mécomptes qui refroidirent l’enthousiasme des spéculateurs, puis à l’ouverture de nou-

1. À proximité, sur le boulevard de la République, se trouvaient déjà la Banque d’Algérie, le Crédit foncier d’Algérie, le Crédit Lyonnais. Les deux principaux hôtels étaient l'hôtel de la Régence, sur la place même, et l'hôtel d'Orient, devenu depuis l’Hôtel-de-Ville. De nombreux passages tout voisins ou s’ouvrant même sur la place, beaucoup plus fréquentés par le commerce et les flâneurs qu'ils ne le sont aujourd’hui, contribuaient à l’animation du quartier : passage Ssrlande, passage du Commerce, galerie Duchassaing, passage Malakoff etc. (voir Piesse, 0. c., 1874).

2. J. Barbier, o. c., 1855, p. 76. « Cette partie de la ville, dit l’auteur, s’est élevée comme par enchantement en trois ou quatre années, et a été la source de bien des fortunes, comme aussi elle a été la cause d’un grand nombre de ruines ». (Allusion à la crise de 1846).

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