‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 190 sur 465 · Voir p. 531, note · texte numérisé non relu

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qui a donné son nom au faubourg. C’est entre ce faubourg et le jardin du Dey que se trouve la cité Bugeaud adossée aux dernières pentes de la Bouzaréa et non loin des carrières 1 ». Ici aussi d’ailleurs, selon la loi bien connue, la plupart des constructions sont échelonnées le long de deux routes, celle de la Bouzaréa et celle de St-Eugène et de la Pointe Pescade. Il s’y est installé cependant quelques industries ?. Le malheureux faubourg est vraiment pauvre et déshérité #. À deux reprises, en 1849 4, et en 1865 5, il a été le foyer principal de l’épidémie cholérique. Il manque d’eau ; en 1865 :1l ne possède encore que deux fontaines publiques $. On est surpris, en parcourant les procès-verbaux du Conseil municipal, de voir quelle place minime 1l occupe dans les délibérations de nos édiles. En 1863 seulement on s’avise que le

4. Louis Piesse, o. c., p. 66. 1874. Reproduction d’une description qui existe déjà dans le guide de 1862.

2. L'Annuaire administratif et commercial de 1877 signale qu'il y en a de nombreuses, tandis que Édouard Dalles (0. c., p. 153) déclare : « L'industrie a essayé d’y installer quelques usines qui paraissent aujourd’hui dans un état peu prospère ».

3. Édouard Dalles (0. c., p. 152-153) ne signale en 1879 que « des maisons d’assez triste aspect » et un « faubourg mal construit ». Ch. Jourdan (0. c., p. 29) y note « peu d’arbres, une route poudreuse et défoncée, des maisons basses, des enfants chétifs » et dans la partie voisine de la mer des guinpuettes.

4. Arch. M., 19 septembre 1849 et Arch. Nat. F80 650, choléra.

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