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3. Arch. M., 24 février 1871. « On peut prévoir dans un avenir plus ou moins éloigné, avec l’exécution de l’arrière-port projeté, que l’Agha deviendra le centre de la ville ». « La clef de la ville, dit avec raison un conseiller, n’est pas sur ces remparts, mais sur les hauteurs ».
4. Idem. Une autre préoccupation, d’ordre politique et social, inspirait le conseil. Il fallait porter remède à la crise du chômage en donnant du travail aux ouvriers. Le 27 février, l'Association Républicaine adressait un vœu pour la démolition des remparts.
la réannexion de Mustapha’. Devant le refus du Génie ?, il apparut que le seul moyen de vaincre la résistance de l’autorité militaire serait de recourir à l’achat des terrains de la fortification ; c’est dans cette voie qu’on s’engagea en 1882.
En vue de cette opération et à l’appui de ses revendications, le Conseil fit dresser * un « plan des immeubles appartenant au Domaine et aux servitudes militaires »{. [l ressortait de ce document saisissant que sur 160 hectares de la surface totale intra muros, il n’en restait pas tout-à-fait 86 pour la ville même et 58 pour les constructions ; près des deux-tiers étaient donc indisponibles pour les particuliers. En outre, en dehors des limites de l’enceinte, on comptait, avec le Fort l'Empereur et la bande de terrains qui le rattachaient à la place : 84 hectares environ de terrains, établissements mulitaires et fortifications, 24 de terrains et établissements domaniaux, soit au total pour ces deux catégories de domaines, 182 hectares. Les trois zônes de servitudes militaires encerclant la ville occupaient une superficie de plus de 166 hectares de terrains non militaires, mais soumis aux règlements. Les quais d'Alger depuis la Santé et y compris les bassins de radoub appartenaient au Domaine, étaient inaliénables, et, au point de vue militaire, formaient un « polygone exceptionnel » où l’on ne pouvait bâtir sans l’autorisation du Directeur des fortifications et dans certaines conditions seulement.