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14 millions, soit par le déplacement des murs *. Entre temps le projet de Redon était à deux reprises adopté en principe ? par le Conseil municipal qui intervint directement auprès du nouveau Ministre, le général Ferron*. Celui-ci n’hésita pas à prescrire l’étude de l’aliénation totale au profit de la Ville des fortifications qu'il considérait « comme inutiles au point de vue de la défense et préjudiciables au développement que devait prendre inévitablement la capitale de nos possessions de l’Afrique du Nord ». Un projet de loi allait être déposé par lui lorsqu'une crise ministérielle entraîna sa chute, et 1l fallut revenir au déclassement partiel et aux propositions du Génie un moment acceptées par le Conseil municipal#, puis abandonnées à cause de quelques exigences sur le mode d'exécution 5.
Ce sont en définitive ces propositions qui, dans leurs grandes lignes, devaient servir de bases aux nouvelles conférences et à la convention qui en sortit. Le projet de traité adopté le 7 novembre 1887$ témoignait d’un esprit de conciliation évident de la part de l’autorité militaire et du service des fortifications en particulier. Il Lvrait à la Ville plus de 21 hectares dont la plus grande partie était située du côté le plus intéressant, celui du Sud, avec 7 hectares pris sur le Champ de manœuvre et le reste à l’intérieur et sur la bordure extérieure du mur de Bab-Azoun ; du côté de Bab-el-Oued, où
Idem, 31 mai, 15 août et 6 septembre 1886.
Idem, 10 août 1885 et 20 juillet 1886.
. Idem, 29 décembre 1887.
. Idem, 10 octobre et 7 novembre 1887,
. Idem, 29 décembre 1887.
. Idem, 7 novembre 1887,
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près de 6 hectares étaient abandonnés, la cession la plus appréciable concernait les terrains de l’Arsenal ; en outre quelques immeubles, comme les casernes Lemercier et Macaron, constituaient des lots à part. Comme l’estimation s’élevait à 10 millions pour l’ensemble et que la Guerre en réclamait 12, la Ville n’aurait à en débourser que 2. Le Comité de défense avait mis comme conditions que des boulevards militaires, larges de 50 à 60 mètres, borderaïent la partie de l’enceinte désormais ouverte et que des grilles, munies à l’occasion de plaques blindées, y seraient installées. Cette dernière précaution, que le général Ferron avait jugée «inutile et sans valeur »1, ne manqua pas de provoquer l’hilarité des habitants. Les négociations furent longues, le Conseil revenant avec obstination sur l’idée du déclassement intégral ? et l’autorité militaire ripostant par un redoublement d’intransigeance. Elle allait jusqu’à soutenir que la fortification, sinon les servitudes et quelques immeubles, était intangible, si l’on ne voulait pas s’exposer, au cas d’une insurrection, à voir les étrangers et les indigènes de la ville faire cause commune avec ceux de l’intérieur du pays ?. C’est le 27 novembre 1891 seulement que fut enfin signée entre la Municipalité et le Génie une convention, qui devait être approuvée par les Ministres de la Guerre, des Finances et de l’Intérieur et sanctionnée par une loi prononçant le déclassement partiel de l'enceinte d’Alger #.