Idem, 8 mars et 12 juin
4, Idem, 16 janv, 16 février, 20 mars, 10 et 24 avril, 25 août et 27 novembre 1891.
Par ce traité’, la Ville recevait, moyennant 10 millions à payer en dix annuités, plus de 30 hectares de terrains : gain appréciable par rapport aux prévisions de 1887, d’autant plus que, si les concessions étaient réduites quant aux terrains du Champ de manœuvre, c’est-à-dire sur le territoire de la commune ennemie de Mustapha, la compensation était grande sur celui d'Alger, où de nouveaux quartiers pouvaient être désormais créés. La Ville allait disposer en effet de plus de 16 hectares du côté de Bab-el-Oued, avec les magnifiques emplacements planes de l’Esplanade et de l’Arsenal; du côté de Bab-Azoun, si la superficie cédée était sensiblement moindre, les 9 hectares qu’elle représentait offraient les plus belles perspectives à la construction. La région comprise entre la rue de Constantine et le boulevard dominant les quais (boulevard Carnot) cesserait enfin d’être exclusivement nulitaire ; les terrains acquis, au Sud de la Manutention, étaient, il est vrai, fort en contrebas de ces deux voies et nécessiteraient des fondations coûteuses ; mais leur situation compensait avantageusement cet inconvénient. Entre la rue d’Isly et la rue Sft-Augustin prolongée, il y aurait, sur les espaces disponibles, des difficultés inverses ; ici 1l faudrait dérocher à outrance et multiplier les escaliers ; mais les entrepreneurs avaient appris à ne plus reculer devant les accidents
1. Idem, 28 décembre 1891. Les surfaces concédées étaient : du côté de Bab-Azoun de 9 hect. 40 a. 05 e. — Du côté de Bab-el-Oued, de 16 hect. 70 a. 71 ce. — Au Champ de manœuvre, de 4 hect. 70 a. 72 c. Soit au total 30 hect. 81 a. 48 c. dont 21 hect. 19 a. 15 c. de terrains à bâtir et 9 hect. 62 a. 38 c. de voirie. Il faut ajouter au total la superficie des deux boulevards militaires du Nord et du Sud, soit 2 hect. 26 a. et 2 hect. 45 a. 80 c. en tout 4 hect. 71 a. 80 c. en réalité 35 hect, 53 a. 28 c. au total.
de la topographie d'Alger. Entre la rue d’Isly et la rue de Constantine, où la présence d’un îlot de terrains militaires avait depuis si longtemps contrarié l’achèvement de la rue d’Isly et de la rampe Bugeaud! un petit quartier, appelé à un brillant avenir, pouvait désormais compléter d’une manière plus moderne le vieux quartier déjà sorti de terre en 1846. En dehors des murs et au-delà d’un magnifique boulevard dont la largeur ne pouvait être réduite — les exigences du Génie servirent merveilleusement en cette circonstance les intérêts de l’urbanisme — la deuxième et la troisième zône militaire offraient à la ville d'Alger le moyen d’opérer sa soudure complète avec Mustapha ; 1l paraîtrait de plus en plus difficile de maintenir la séparation administrative des deux communes.
Il fallut toutefois beaucoup de formalités, de démarches et de décisions pour que la convention produisit tous ses effets. Le 28 mars 1893, le Journal Officiel publiait les deux lois autorisant le déclassement partiel et un emprunt de 12.900.000 francs destiné à permettre à la Ville de payer le prix des terrains cédés ?. Le Conseil municipal n’avait pas attendu cette date pour demander la constitution des polygones exceptionnels indispensables pour l’utilisation des zônes voisines de l’enceinte, au Nord et au Sud #. Le traité une fois approuvé, pressé par l’opinion publique et par les spéculateurs, 1l pres-