Décret du 31 juillet
en a d’autres. L’exode annuel d’une partie des habitants, à la saison chaude, vers la France, vers des stations plus fraîches du littoral ou des montagnes de l’Algérie, est un phénomène d’émigration temporaire bien connu du commerce algérois qui se plaint d’en souffrir. Enfin les circonstances atmosphériques n’ont pas été étrangères à la distribution de la population sur le site d'Alger et des environs. Des nuances climatiques indiscutables, nettement appréciées par les organismes humains, mais insuffisamment contrôlées par des observations météorologiques précises, expliquent l’établissement des habitants sur certaines parties du site, ou simplement les déplacement saisonniers sur ce site qui sont entrés dans les mœurs de la population.
Le climat d'Alger présente toutes les caractéristiques générales propres à la zône côtière algérienne, soumise aux influences d’une mer chaude, la Méditerranée, indirectement à celles de l’Atlantique, origine de cyclones se déplaçant vers l’Est et entraînant des pluies, enfin à celles des steppes et des déserts du Sud, atténuées d’ailleurs ici par l’interposition d’une puissante barrière montagneuse. Ce sont là des faits trop connus pour qu’on y insiste. Les principales conséquences en sont, pour la station qui nous occupe : une amplitude thermique annuelle faible (120 8) 1, par où s’affirme le caractère maritime du climat ; des minimas d’hiver relativement élevés, des maximas d'été surélevés sous l’action des vents chauds du Sud ; un régime atmosphérique troublé dans la saison fraîche par le passage des dépressions sur la Méditerranée, avec prédominance des vents de la partie Ouest ; une répartition à peu