Idem, 25 juillet, 18 août et 30 septembre
3. Idem, 5 mars 1875. Le Conseil adoptait même en principe, le 11 août, un avant-projet des Ponts-et-Chaussées et des Mines présenté par les ingénieurs Derotrie et Pouyanne. L'architecte en chef Samary fut chargé de diriger les études sur le terrain (Question des eaux. Dérivation des eaux de l'O. Mokta. Rapport de MM. Escande et P. Samary. Alger, 1875. Bibl. M. 54453).
&. Arch. M., 31 juillet 1874. Le Gouverneur Général informe le Conseil par une lettre du 27 juillet que les études permettant d’apprécier les différents projets relatifs aux eaux de l’Harrach seront faites aux frais de l’État. En 1876 (22 février) dans une lettre transmise au Conseil par le Préfet, il invite la Municipalité à se prononcer sur les voies et moyens d’adduction des eaux de lO. Mokta, sur le projet plus modeste des ingénieurs Derotrie et Pouyanne, relatif aux eaux jaillissantes de Baba Ali, enfin sur les eaux de Sainte-Corinne. Le Conseil de gouvernement a rejeté la demande d’expro-
priation du domaine de Ben Aknoun adressée par la Ville d'Alger (13 septembre 1873).
santes, les solutions fondées sur le draînage des eaux du Sahel. Le rapport de Ville cantonnait donc la discussion sur deux régions : celle de l’'Harrach inférieur et celle de l’'Harrach supérieur !. Le projet de dérivation de l’oued Mokta, sa principale source, grossi de l’oued Bouinan?, était assurément très-séduisant. Les études des Ponts et Chaussées avaient montré qu'on pouvait compter sur 400 litres à la seconde, cinq années sur six, et sur 9300, l’autre année ; l’eau était limpide et fraîche (150). Mais il faudrait des travaux considérables d’adduction, un tunnel de 2.600 mètres dans l’Atlas, un grand siphon pour la traversée de la Mitidja, sans compter des travaux militaires pour la protection de la prise d’eau et des canalisations. Le projet prévoyait sans doute l’utilisation d’une bonne partie de l’eau, la moitié au moins, pour l'irrigation de la partie du Sahel dominée par la conduite ; mais il fallait prévoir des indemnités pour les riverains de l'Harrach et les colons de Bouinan, Chebli et Rovigo dont la dérivation réduisait les ressources en eau d’arrosage. Beaucoup plus économique apparaissait l’utilisation des eaux jaillissantes de Baba Ah, qui pourraient fournir 400 litres à la seconde et qui, élevées par une machine ou par les eaux superficielles de l’Harrach servant de force motrice, pourraient rendre au Sahel les mêmes services que celles de l’oued Mokta. En attendant toute décision, les avis étant partagés %, Ville
1. Idem, 22 février 1876. Le rapport de Ville sur les conférences du 13 novembre 1875 qui ont eu lieu à Baba Ali et à Sainte-Corinne (note adressée au Gouverneur Général) est annexé au procès-verbal de la séance.