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3. Le Préfet se prononçait pour la proposition Dessoliers, l’Inspecteur général des travaux civils et les ingénieurs pour l’O. Mokta.
demandait instamment, vu l’urgence!, que l’on poursuivit la meilleure utilisation des sources du Sahel, selon les directives données dans ses travaux sur la question ?, Ce ne fut pas son avis qui prévalut, mais bien celui de l’architecte en chef P. Samary 3. Celui-ci rejetait les projets tels que le projet Fiévée, relatifs au Sahel, comme incertains et insuffisants, condamnait les machines élévatoires comme sujettes à de fréquentes avaries, et concluait à une demande de concession à l’État de 400 litres-seconde pris sur l’ensemble des sources de l’'Harrach, pour l’alimentation en eau potable, l’arrosage et l'irrigation. Le Conseil en décida ainsi dans cette séance du 22 février 1876 dont le résultat principal a été de faire reculer la solution du problème.
Et tout d’abord en effet, la mise à exécution du projet comportait, outre un sérieux complément d’études, toute une série de négociations longues et compliquées et pour le moins des travaux d’une durée de cinq années. En attendant, pour parer à une situation que l’accroissement de la population, après une longue période de stagnation, allait aggraver de plus en plus, on recourut aux expédients et aux petits moyens. On croyait si peu à un rapide développement d’Alger et de Mustapha que le rapporteur du projet avait pu, sans être contredit, déclarer que 170 litres à la seconde, satisfaisant largement aux besoins d’une ville de 100.000 habitants, pourraient €suflire par conséquent pour longtemps à l’alimentation d’Al-
1. Il signalait que les quatre aqueducs d’Alger ne donnaient à l’étiage que 2592 mc, soit 30 litres par habitant.
2. Le 11 août 1875, le Conseil avait rejeté un projet Trémeaux sur l’utilisation des eaux du Sahel présenté le 5 mars de la même année.