Moyennes mensuelles de température
Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juill Août Sept. Oct. Nov. Déc. ADGER A2 LS TS CRETE T2 0 5225 7 RDS TT SIC T2 6 ORAN 11,6 12;4.13,9. 16,1 18,5 21,6. 24 DES 022 0919 115-5126 OT ENNEMI ICS PCR 26,8 24,1 20,2 15,3 12
Les chiffres reproduits dans ces tableaux sont pour Alger ceux qui sont indiqués dans les bulletins mensuels d’Alger-Université comme représentant la normale. Nous n’avons pas malheureusement disposé de la même source pour Oran. Nous avons dû recourir aux tableaux de Thévenet rectifiés au moyen des observations publiés de 1896 à 1914 par le Bureau Central Météorologique. Pour Tunis, nous nous sommes référé aux Conférences de météorologie de G. Ginestous, publiées dans le Bulletin de la Direction Générale de l'Agriculture, du Commerce et de la Colonisation de la Régence de Tunis (n° 111, 1922), exposé qui remet au point les données de l'Etude sur Le climat de la Tunisie du même auteur publiée dans le même recueil (Tunis, 1903). On ne saurait évidemment tenir compte que des différences les plus nettement établies, de 10 au moins.
2. On peut noter en passant que le maximum est au mois de juillet à Mar-
Mais si à Oran l’amplitude est sensiblement égale à celle d’Alger, à Tunis, elle est nettement supérieure (160 4). L'hiver y est légèrement plus frais, mais l’écart provient avant tout des hautes températures estivales et de la fréquence des vents du Sud, que l’on a observés dans cette station de 1901 à 1920 plus souvent même que dans toutes les autres de la Tunisie, à l'exception de Sousse et de l’extrême-Sud t.
La comparaison des moyennes de minimas et de maximas mensuelles ? révèle entre Alger et Oran une nuance sensible pour les minimas d’hiver qui sont plus accentués dans cette dernière station. Ces minimas étant dus à l’action des vents du Nord et du Nord-Ouest, il paraît vraisemblable de les expliquer par l’influence des masses continentales froides de l'Espagne toute proche, qui se trouve précisément sur le parcours de ces vents et par le resserrement de la Méditerranée dans sa partie Sud-Ouest. À Tunis, on constate des variations plus grandes qu’à Alger et une amplitude saisonnale notablement supérieure, surtout en été. La comparaison des moyennes
seille et à Nice. Pour Marseille, voir Emm. de Martonne. Traité de géographie physique, tome I. Paris, 1925, p. 302).
1. G. Ginestous, 0. c., p. 652. On compte à Tunis de 1900 à 1920, une fréquence moyenne de ces vents de 99 jours par an, contre 128 à Sousse et
112 dans le Djerid.