Idem. 27 janv. et 12 avril
4. Idem, 30 mai et 23 juin. On y projeta six traités pour renforcer le débit de l’aqueduc d’Aïn Zeboudja (Lycée de Ben Aknoun, propriétés Berland, Gazagne, Simar, Olivier, Sabatéry).
5. La question des eaux revient sans cesse dans les délibérations du Con-
seil municipal de l’année 1899 (9 mai, 127, 27, 29, 30 juin, 3, 13, 20, 27 octobre,
de 60 litres par jour, alors qu’à Marseille on pouvait leur en fournir 450, à Paris 265, à Nantes et à Lyon 150, estimés d’ailleurs insuffisants. Il fallait prévoir pour 1910 l’alimentation d’une agglomération de 200.000 habitants et 40.000 mètres cubes ; on se décidait à voir grand et à envisager l’avenir. Sept projets étient en discussion, dont un prévoyait 100 kilomètres de conduites. On n’hésita pas à adopter un projet Colomiès-Merlo qui utilisait les eaux de tout le bassin supérieur de l’Harrach et même celles des affluents de la Chiffa, Oued Merdja, Oued Taksebt, soit plus de 47.000 mètres cubes. Mais l’Admunistration trouva l’entreprise coûteuse et dangereuse pour les finances de la Villet. On se contenta des propositions Audoyer-Poumailloux (sept. 1901) plus modestes et du captage des eaux souterraines de l’O. Kniss ?,
10 novembre, 15 décembre). Le rapport Lionne présenté le 23 février 1900 contient un copieux exposé de la question, un historique et l’énumération de sept projets retenus par la commission des eaux. Deux d’entre eux, le projet Escande-Voltan-Caraguel et le projet Bonnaud-Chini utilisaient à la fois les eaux de Baba Ali et de l’O. Mokta. Trois autres, les projets Panchioni-Borelly, Schneegans et de Sainte Foix recouraient uniquement aux eaux du Sahel pour renforcer l’Aïn Zeboudja. On avait écarté les propositions Audoyer, Bergamo, Philibert, Felder qui concernaient les eaux des puits de l’Orangerie, du Hamma et de Belcourt, reconnues par l’ingénieur Pouyanne comme étant de simples infiltrations de l'O. Kmiss. Le projet Colomiès-Merlo emporta les suffrages ; il avait été déjà présenté au Conseil le 10 juin 1893.
1. Arch. M., 28 décembre 1900. Le rejet définitif fut notifié le 5 décembre 1905. Nous passons sous silence quantité de propositions, dont quelquesunes étaient extravagantes (Dalloni, o. c., p 11-12). Il y en eut une qui préconisait des sondages place du Gouvernement et dans la rue de Chartres, une autre qui offrait 8.000 me d’eau à capter dans le massif de la Bouzaréa.
2. Elles furent présentées le 3 avril 19041. Il s’agissait de 1000 mc à capter dans le ravin de la Femme Sauvage, où l'O. Kniss coule en partie souterrai-
En 1905 on avait à peu près assuré 100 litres par habitant et par jour, amélioration sensible assurément, mais encore précaire. Car, en 1910, malgré la construction d’un nouveau réservoir au Telemly t, on constatait qu’à la saison estivale les hauts quartiers de l’ancienne ville manquaient d’eau ?, que celle de l’Aïn Zeboudja était infectée et que chaque habitant ne recevait dans la réalité qu’une moyenne de 70 litres. Et cependant les eaux artésiennes de la propriété municipale fournissaient constamment 7.500 mètres cubes par jour, auxquels étaient venus s’ajouter 2.500 mètres cubes provenant des propriétés de Solliers # et Scala ; les ressources du ravin de la Femme Sauvage avaient en outre été doublées par celles dont disposait la Société Hydraulique utilisant en amont la nappe souterraine de l’O. Kniss (en tout 1.500 mètres cubes).
En 1906, après le rejet définitif de la concession d’eau nécessaire pour l’exécution du projet Colomiès-Merlo, un adjoint demandait la formation d’une commission spéciale d’études et la mise au concours d’un programme d’alimentation qui utiliserait exclusivement les eaux artésiennes du bassin de l’Harrach 4. On ramenait enfin la solution du
nement. Le traité fut signé le 9 octobre 1902, et l’on construisit alors le réservoir actuel. En 1905 (12 octobre) la galerie conduisant ces eaux au réservoir de Monte Mario fut achevée.