Idem, 8 février
3. Idem, 5 juillet 1895. On n’avait d’ailleurs jamais cessé les achats d’eau dans le Sahel.
cubes, dont 4.300 refoulés par les usines de l’Harrach ; on était cependant obligé d’acheter de l’eau à Ben Aknoun pour parer à un déficit de 200 mètres cubes pendant la saison chaude. On réduisait le débit des fontaines publiques, on faisait des économies sur l’arrosage au détriment de l’hygiène, on utilisait pour ce service l’eau de mer. Un rapporteur avouait au Conseil que les 4/5 des habitants d’Alger devaient en été recourir aux puits ou aux cruches des Biskris ; 3.000 maisons étaient dépourvues de concessions !. La situation empirait chaque année ; en 1898 il manquait 250 mètres cubes par jour ?; on rationnait la population, on la privait d’eau la nuit. En mai 1899, les services techniques constataient que la Ville ne pouvait fournir que 60% de l’eau absolument nécessaire à ses habitants, dont le nombre était maintenant de plus de 125.000 3%. Les expédients, les achats d’eau à droite et à gauche“, et surtout les restrictions permettaient de parer tant bien que mal au déficit. Les propositions affluaient d’ailleurs, les unes concernant l’O. Mokta, les autres Baba Al et ses environs, l'O. Kniss, les puits du Hamma et de Belcourt 5. En février 1900, les habitants disposaient de moins
4. Arch M., 31 janvier 1896. Le rapporteur du Conseil proposait de revenir à l'O. Mokta, tandis que les ingénieurs Descamps et Dumont préconisaient les eaux de Baba Ali et de l’O. Zouine, et demandaient que la concession de l’État fut prorogée.