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la nouvelle enceinte, et le quartier d’Isly t, qui lui est symétrique du côté du Sud.
S1 les documents statistiques ne nous permettent pas de suivre depuis 1830 toutes les variations de densité de ces diverses régions de la ville, du moins, à partir de 1881, nous disposons de renseignements plus complets, et pour la période contemporaine, la plus intéressante, nous avons pu établir des comparaisons précises, grâce aux dénombrements détaillés de 1906, 1921 et 1926.
Et tout d’abord un premier fait mérite notre attention ; car 1l est en contradiction avec une des lois auxquelles obéissent les grandes cités modernes. Malgré la croissance des faubourgs, malgré le développement énorme pris par Bab-el- Oued et Mustapha, malgré l’attraction exercée par la périphérie, le centre d’Alger ne s’est pas dépeuplé, mais au contraire surpeuplé, dans des proportions qui ne laissent pas d’inquiéter les hygiénistes. La vieille ville des Turcs correspond approximativement aux 1°r, 2€ et 3€ arrondissements des divers recensements, de 1881 à 1926, sauf pour celui de 19062. On doit tenir compte d’ailleurs, pour l’exactitude complète des comparaisons, de la construction du nouveau quartier de l’Esplanade (1€ arrondissement), où se sont portés, entre 1906 et 1921, 4.100 habitants environ , et qui,