‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 30 sur 465 · Voir le Plan-directeur au · texte numérisé non relu

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Or sur ce dernier point seul, grâce à la présence de l’Observatoire, les documents météorologiques ne manquent pas, et cela depuis de nombreuses années ; mais pour les autres, on en est réduit à s’accommoder de quelques résultats plus ou moins fragmentaires !, ou à recourir à la méthode d’analogie qui est loin d’être sûre. Essayons néanmoins d’extraire de ces observations, sinon quelques affirmations, du moins quelques suggestions vraisemblables.

À défaut d’observations pour Bab-el-Oued et St-Eugène, on peut se référer à celles qui ont été faites au cap Caxine. Dans cette station située sur un promontoire, les résultats transcrits par Thévenet accusent des minimas moyens d’hiver dépassant de 1° ceux d’Alger et des maximas moyens d’été inférieurs de 3°. Les observations des dernières années témoignent d’écarts un peu moindres pour l'été ; mais il est permis de croire qu’il y a une différence d’au moins 1° 5 entre les températures minimas moyennes des stations du littoral Ouest, et celles d’Alger-Mustapha ?. L’impression de soulage-

1. Quelques observations médiocres ont été recueillies au Jardin d’Essai ; elles sont inutilisables. À St-Eugène, le pluviomètre seul a été consulté, A Pointe Pescade, on note quelques résultats acceptables à côté d’autres suspects. Seule la station du cap Caxine a fourni des renseignements de quelque valeur. À El Biar, les observations sont fort inégales à ce point de vue. Il n’en est plus de même de celles de Bouzaréa (Observatoire et Sémaphore).

2. Si l’on compare les minimas moyens du mois d’août de 1922 à 1926 par exemple, les résultats sont les suivants :

Azcer. U 2103 | 2204 | 2106 2108 2004 1992 | Caxine 1907 4993 | 2008 1994 / 200 4995 | 196 1996 { 179 moy. 1,9 ne : 1,6 1,6 | 1,6 5 2,5

Quant aux maximas, il n’y a d’écart sensible que pour les extrêmes :

ment que l’on éprouve incontestablement, dès Bab-el-Oued, quand on se dirige, en cette saison, d'Alger vers St-Eugène, Pointe Pescade et le cap Caxine est d’ailleurs, semble-t-il, moins explicable par un abaissement notable de la température que par l’agitation de l’air, effet des brises du Nord qui, pour tout la partie Ouest de l’amphithéâtre d'Alger, sont interceptées par le relief. C’est la raison pour laquelle St-Eugène, Pointe-Pescade et la côte qui leur fait suite vers l’Ouest, sont devenus le rendez-vous des estiveurs à l’époque de la canicule. Il en est de même dans la région Sud et Sud-Est de la baie d'Alger, qui peut recevoir de plein fouet les brises d’été, et à fortiorr des hauteurs de Kouba et de la Redoute où il est notoire parmi les Algérois que les fortes chaleurs sont plus supportables que dans la partie Ouest.

Quant aux effets de l’altitude, ils apparaissent nettement dans les résultats les moins douteux de la station d’E Biar (239 mètres). Il y a une différence moyenne de 1° 7 par rapport à ceux d'Alger ; l'écart est d’ailleurs plus accentué à la saison fraîche qu’à la saison chaude, et en général pour les minimas que pour les maximas !. Si l’on peut avoir confiance dans certaines observations, il ne serait pas rare de voir les extrêmes maximas d’été surpasser légèrement ceux d'Alger. Ces montées du thermomètre coïncidant presque

| Azcer-U, 4007 Re 3408 | 3705 3202 1922 { CaxiNe 379 4993 / 359 4994 | 3395 1995 3305 4996 | 32° moy. 2,4 Ecart : 3,7 3,2 1,3 4,5 0,2

Ces observations, non publiées, nous ont été communiquées par le Service météorologique de l’Université d'Alger. Nous n’avons pu faire état de quelques observations de Pointe-Pescade.

1. Les Annales du Bur. Central ont publié des observations d'El Biar de:

toujours avec des siroccos, il est probable que l’atmosphère est plus sèche et plus diathermane sur le plateau que dans la baie ; il manque, pour permettre une conclusion plus ferme, des observations sûres et journalières concernant l’humidité de Pair. Les résultats fournis par l'Observatoire de Bouzaréa témoignent de faits analogues, avec des différences dues à l'altitude supérieure de cette station (352 mètres). La moyenne annuelle est inférieure de 20 6 à celle d'Alger ; entre les moyennes de minimas des deux stations, il y a un écart d'environ 39 5 en janvier et en août. Les maximas d’été sont sensiblement les mêmes.

Pour avoir une idée plus précise des conditions de température auxquelles est soumis Alger, 1l est nécessaire de considérer la variation diurne, d'autant qu'il s’agit d’une station subtropicale et que, dans la saison chaude, les organismes humains

1897 à 1904 (sauf en 1902). Celles qui ont été faites depuis 1923 sont à peu près inutilisables ; nous nous référons donc à la première de ces sources. Températures comparées des mois de janvier et d’août à Alger. H. V. et à EI Biar (1897-1904).

Altitude : Alger : Hôtel de Ville : 38M5 — El Biar-Mairie : 239mM2,

Moy. Min. moy. Max. moy. Min. absolu Max. absolu

Janvier : = = 25: SR ATGER ENV. -0: 139,6 109,6 190,5 69,5 239,6 Hr=BrARE.2..... 419,2 8° 4159 40,3 210,1 ÉCADÉPPEN Ut. 20,4 29,0 20,5 2092 20,5

Août

ADGrR HeiVe.... 2007 229,5 300,1 499,5 379 PTS BAR 70 240,3 200,4 20075 170,6 360,7 IE CALE A aol 19,4 20,1 00,6 41079 09,3

Moyenne annuelle : Alger : 180,5 — El Biar : 169,8. — Écart : 40,7.

4. Bien que disposant de nombreuses observations, nous avons choisi

sont particulièrement affectés par la faiblesse de cette variation. Or son amplitude en été, quoique supérieure à celle des autres saisons !, fait normal dans les régions tempérées ?, reste relativement basse, si on la compare surtout à celle des stations élevées et plus sèches de l’intérieur ÿ. C’est un des traits généraux bien connus du climat du littoral, où la tension absolue de la vapeur d’eau, plus forte qu’ailleurs, exerce une influence régulatrice sur la température, en modérant lmsolation du jour et le rayonnement de la nuit. Sx la faiblesse de cette varia-

pour la comparaison, la même période (1897-1904), où nous a été possible celle d'Alger avec El Biar.

Altitude : Alger H. V., 38M2. — Bouzaréa. Observ. 352, Moyenne annuelle : Alger, 180,5 — Bouzaréa, 1509, — Écart : 20,6.

Moy. Min. moy. Max. moy. Min. absolus Max. absolus

Janvier : == — = = = ATCRRAELN EE 459,6 109,6 17075 60,5 230,6 BouzAREA ...... 100,1 70 140 20,8 499,9 OA ER RE SOS 30,6 0 30 SOA

Août :

AMGERMIN Ne EE 250,7 220,5 3094 ) 3 Dos ee Le. 230,6 190,1 51e ch a IÉCALDEEE EC. 20/1 30,4 00,3

Deux résultats notés comme douteux interdisent de comparer les extrêmes d’août. La comparaison des extrêmes de la période 1921-1998 fait ressortir de faibles différences. Les maximas absolus de Bouzaréa dépassent ceux d’Alger de 0,3.

1. Voir p. 24, note 4. L’amplitude en question est calculée par la différence des moyennes de maximas et de minimas quotidiens.

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