‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 31 sur 465 · À. Angot. Traité de météorologie. Paris, 1907, p · texte numérisé non relu

À. Angot. Traité de météorologie. Paris, 1907, p

3. Si on compare aussi l’amplitude de janvier et de juillet à Alger et à Paris, le fait est non moins saillant : 5,7 et 7,7 pour Alger, 5,2 et 11,5 pour

Paris (A. Angot, o. c., p. 33). Pour les stations algériennes, voir Thévenet, 0. C.

ton diurne garantit en hiver une certaine clémence de la température, elle rend par ailleurs, en été, la chaleur d'Alger particuhèrement pénible, d'autant qu’elle s’accompagne d’une tension élevée de la vapeur d’eau de l'air.

S1 au lieu de considérer simplement les écarts des maximas et des minimas, on étudie la variation horaire qui seule donne une idée de la marche de la température dans les vingt-quatre heures, on peut noter quelques faits intéressants! Tout d’abord, en toute saison, le minimum se produit aux environs du lever du soleil ?. Le maximum tombe entre la douzième et la quatorzième heure ; mais à cet égard, 1l faut distinguer entre les saisons. En hiver, on le note vers treize heures, en juilletaoût, vers quatorze. [l y a en outre, à cette dernière époque de l’année, un ensellement très net dessiné par la courbe entre dix et quatorze heures. Assez souvent même, le maximum absolu se produit vers dix heures, avant l’arrivée de la brise de mer qui détermine un léger abaissement de la température aux environs de midi, suivi d’une nouvelle ascension jusqu’à quatorze heures ; après quoi la courbe descend plus lentement qu’elle n’est montée, revenant en quinze heures au niveau du minimum d’où elle avait atteint le maximum en neuf ÿ. Malgré

4. C. Sambue, o. c., p. 26 a donné des courbes (voir les numéros 1 et 2).

2. Un peu après le lever du soleil, suivant la remarque faite pour d’autres climats d’ailleurs, par Angot (0. c., p. 30) ; mais en Algérie, ce ne peut être que quelques minutes après. Le moment précis est d’ailleurs particulièrement difficile à établir d’après les graphiques enregistreurs. Thévenet le place avant le lever.

3. Il va sans dire que la courbe dont nous parlons est une courbe moyenne dont les graphiques journaliers s’écartent souvent dans la réalité, les sautes de vents déterminant des perturbations qui leur donnent une allure parfois beaucoup plus tourmentée.

une opinion courante, le coucher du soleil, ni en hiver, n1 en été, n’est accompagné d’aucun abaissement brusque de la température de l’air : le thermomètre, abrité des rayons solaires, n’en enregistre aucune trace. Il s’agit en l’espèce d’un fait d'ordre purement physiologique, d’une sensation de refroidissement incontestable, mais explicable simplement par l’absence brusque de l’insolation t.

Les observations dont nous disposons ne permettent aucune conclusion nette sur les différences qui peuvent exister entre la variation diurne d’Alger et celle d’une station du littoral Ouest, telle que le cap Caxine ?. En revanche, il apparaît bien qu’elle est supérieure à El Biar et surtout à Bouzaréa #.

Bien que le phénomène de l’insolation # soit lié à des éléments dont nous parlerons plus loin, à savoir au degré hygrométrique de l’air et à la nébulosité, comme 1l influe grandement sur la température dans une station climatique, on peut en parler dès maintenant. C’est pour la saison fraîche, de septembre à mai, époque de l’hivernage et du tourisme, qu’il importe le plus d’avoir quelques mesures. Les observations faites à l’hélio-

1. Ce fait n’est d’ailleurs pas particulier à Alger ; on l’observe dans toutes les stations d’hivernage méditerranéennes.

2. Selon Thévenet, il y aurait, au mois d’août, une différence de 20,1 (Alger : 89,6 ; Caxine : 60,5. Mais les observations transmises au Serv. mét. de l’Université, de 1921 à 1926, pour ne prendre que cette période, bien courte assurément, contredisent cette conclusion et renversent les rapports (Alger : 70,6 ; Caxine : 100,1). En l’absence d’autres renseignements, et malgré la vraisemblance des conclusions de Thévenet, on renonce à toute comparaison.

3. Pour la période 1897-1904, l’amplitude du mois d’août a été à Alger de 70,6, à El Biar de 90,1, à Bouzaréa de 119,3.

4. Elle est définie par le nombre d’heures pendant lesquelles a brillé le soleil, (Voir Angot, o. c. p. 211) et mesurée à l’héliographe (Angot, Instructions météorologiques. Paris, 1903, p. 88).

LE CLIMAT sh

graphe de l’Université de 1921 à 1928 inclus donnent les résultats suivants :

Sept. Oct. Nov. Déc. Janv. Fév. Mars Avr. Mai

Moyennes mensuelles

des heures d’insolation: 238 228 168 152 173 178 210 260 286

Durée d’insolation

possible : 371 347 304 298 306 302 370 392 437 Proportion °/, 0612002805 2251560158 9150,2100,9104 1

Ces données, si réduites soient-elles, sont néanmoins sufisantes pour permettre de conclure que les touristes et les hiverneurs sont assurés de trouver, de septembre à mai, le soleil bienfaisant qu’ils viennent chercher à Alger, loin des brumes et des ciels bas des pays septentrionaux.

La variation annuelle et diurne de la pression barométrique à Alger ne présente dans ses traits généraux aucune anomalie digne d’être mentionnée. Comme dans tout le réseau algérien, comme en France !, la pression atteint son minimum en avril et son maximum en Janvier. La variation diurne comporte une double osaillation, avec deux maximas, vers dix heures du matin et vers dix heures du soir, et deux minimas intermédiaires. L’examen des graphiques mensuels ? montre que la période de la plus grande stabilité correspond aux mois de l’été, août surtout, tandis que les oscillations les plus capricieuses s’observent en novembre et dans les mois d’hiver ; le mois d’avril est, à cet égard aussi, nettement caractéristique.

4. Angot, o. c., p. 101-103 et G. Bigourdan. La pression barométrique moyenne et le régime des vents en France. (Annuaire du Bur. des Longitudes. 1916, Tableau IT).

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