Total des étrangers
du bâtiment, étaient repartis après la crise de 1846 ; les documents officiels signalaient en 1850 que 12.000 « Mahonnais » avaient quitté la province d'Alger !. Le chômage contribuait d’ailleurs bien plus que l’état sanitaire à les écarter ; on constatait, en 1850, que la présence du choléra à Alger n’avait pas empêché cet élément — le seul du reste — de progresser par l’immigration dans les derniers trimestres. On sait d'autre part combien les Mahonnais trouvèrent à utiliser dans la banlieue immédiate d’Alger leurs remarquables aptitudes à la culture maraïîchère ; ils étaient déjà solidement installés dans la plaine du Hamma en 1841, et grâce à eux les terres y avaient acquis une valeur considérable 8. Déjà aussi les Espagnols manifestaient une tendance très-nette à peupler la région Nord de la ville 4, le quartier de la rue Bab-el-Oued et le faubourg situé hors des murs 5, où l’on entrevoyait le développement futur de l’industrie. D’autres s’accommodaient des pires conditions de logement dans la haute ville, dans des maisons menaçant ruine et dignes d’être qualifiées de « véritables bouges 5 ».