NII T
III 645 729 + 84 NIII1. 1826 1312 — 514 IV 1631 1126 — 505 =
V 6311 6228 — 83 Tot. gén. 19798 16398 — 3401
européenne étrangère !. La comparaison des statistiques de 1911, 1921 et 1926 indiquerait une légère progression dans le 3e, dans les quartiers intermédiaires entre la rue Bab-Azoun et la Casbabh ; il est difficile d’en tirer quelque conclusion.
Nous avons parlé ici de l’élément espagnol en tant qu’élément étranger. Ce que les statistiques ne nous disent pas ne serait pas le moins intéressant à connaître par les chiffres. Il est hors de doute qu’il a fourni et qu’il continue à fournir la plus forte proportion des naturalisés, de par la loi de 1889. Il est non moins incontestable qu’une partie importante des immigrants de cette provenance, portion impossible à mesurer, s’est depuis longtemps francisée par l’école et par les mariages mixtes et qu'après les Français d’origine, les Espagnols d’origine représentent dans la population européenne d’Alger l’élément le plus considérable à tous points de vue. On doit signaler un fait qui distingue d’ordinaire les éléments les mieux adaptés, les plus mêlés à la vie active du pays, les mieux assimilables par suite et souvent les plus prospères : c’est la diversité des professions qui va s’accentuant à mesure qu’on avance dans le temps. Jadis on ne connaissait guère les Espagnols à Alger que comme terrassiers, manœuvres, maçons, carriers, charretiers, tonneliers, jardiniers, tresseurs d’espadrilles (alpargateros). Aujourd’hui ils figurent dans tous les petits commerces ; ils fournissent des artisans de tous genres, 1l est même une industrie et un commerce où ils ont conquis la première place à Alger, la boulangerie. Parmi les naturalisés, nombreux sont
1. Population espagnole du deuxième arrondissement de 1901 à 1926.
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ceux qui sont mêlés au grand commerce ou qui exercent des
professions libérales.
La population italienne d’Alger est loin d’avoir la même importance numérique : en 1926, elle était de 6.244, soit 24 % du total des Européens étrangers. Elle n’a pas progressé dans les premières années de notre occupation aussi rapidement que la précédente : 671 individus en 1833, 740 en 1836, 932 en 4839, 1.029 en 1840. À partir de cette date, une forte poussée s’est produite. En 1843, on en recensait 1931 ; les chiffres du district témoignent des mêmes effets que nous avons signalés pour l’élément espagnol, de la même montée jusqu’en 1846 (4.088) et de la même chute dans les années suivantes (2.180 en 1848). En 1856 on en compte 1775 à Alger et 252 à Mustapha, au total 2.027. À Alger ils sont déjà installés dans le quartier voisin du port ! ; les Sardes et surtout les Napolitains ont à peu près accaparé l’industrie de la pêche ?. En 1782, àil y à 2.455 Italiens à Alger et 577 à Mustapha, en tout 3.032. L'histoire du mouvement de cette population reproduit dès lors à peu près celle des autres immigrants. On constate une augmentation importante en 1901, d’autant plus notable que la loi de 1887 sur la pêche a déterminé un certain nombre d’Italiens à demander individuellement la naturalisation $, et que celle
1 #Arch. M, 28 mar 1854,
2. Tableau de la sit., o. ce. Voir ceux de 1837 à 1848. De 97 qu'ils étaient en 1838, les marins napolitains sont passés en 1842 au chiffre important de 453 pêcheurs. On compte en outre 77 Sardes et 43 Toscans, soit au total 973 Italiens contre 63 Espagnols.