Ils y sont au nombre de 141 sur 403, en
2. Il n’est pas ici question bien entendu des hôtes de passage, habitant les hôtels, qui sont recensés avec la population comptée à part. Ces trois colonies représentaient, en 1926, 46% des étrangers confondus dans la rubrique « divers ».
brait jusqu’à 2.827 dans le district d’Alger ; le canton du Tessin a fourni à cette époque de nombreux ouvriers et des entrepreneurs de bâtiment. En 1926, on recensait à Alger 523 Suisses, colonie composée de quelques artisans, notamment des ébénistes, de commerçants, de comptables, d’employés d’hôtel et de gouvernantes. La colonie anglaise (252) comprend des rentiers plus ou moins établis à demeure, des agents commerciaux, des employés de banque et des interprètes. Les Belges (169) se livrent au commerce comme patrons ou comme employés. La seule remarque que l’on puisse faire sur le domicile des étrangers appartenant aux petites minorités, c’est que tous ceux qui possèdent la moindre aisance fuient le contact de la population indigène et recherchent de préférence le 6€ et le 8€ arrondissements.
Quant à la population comptée à part — soit 11.298 habitants en 1926 — elle est constituée, pour 41 % par les militaires et les marins de la garnison, pour 39 % par les hôtes de passage !. Parmi ces derniers figurent les touristes attirés de plus en plus par le renom d’Alger d’abord, et tout autant par les facilités qu'offrent sa position comme centre de rayonnement, l'abondance et le confortable de ses hôtels et les services automobiles créés par les grandes compagnies, Transatlantique, Est Algérien-État et P.-L.-M. Dans la saison d’octobre 1926 à mai 1927, 25.182 touristes ont ainsi séjourné 12 jours en moyenne, dans les hôtels d'Alger, de Mustapha Supérieur et dans les pensions de famille?; ce chiffre équivaut à une