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L'espace manquait pour la développer en profondeur, la déclivité des pentes de la Bouzaréa étant trop accentuée. Mais l'attraction de la mer et celle de la route ont multiplié les constructions légères des « cabanons » d’été, et ont amené, tout le long du littoral et sur près de 8 kilomètres au-delà de Saint-Eugène, la création de nombreuses villas qui forment aujourd’hui les deux petits centres annexes de Pointe Pescade et des Bains Romains. Le premier est devenu un véritable village, un rendez-vous de pêche et de parties de plaisir et une station d’estivage. Plus loin, vers l'Ouest, et jusqu'à Guyotville, la route sera bientôt bordée, du côté de la mer, d’une ligne ininterrompue de villas et de jardins, propriétés des citadins d'Alger, qu'ils habitent le dimanche et pendant toute la saison chaude. Il va sans dire que le commerce d’alimentation de Saint-Eugène — car il n’y a guère d’autre commerce — profite largement de cette transformation.
En 1926, on a recensé dans la commune une population agglomérée de 4.690 habitants concentrée à Saint-Eugèneville. Depuis 1901, l’accroissement est régulier, mais sans qu’on puisse noter aucune poussée témoignant d’une attraction particulière. Ce qu’il y a de plus intéressant, c’est la diminution progressive de l’élément israëlite et par contre la progression de la population musulmane. Les Israëlites étaient 664 en 1896, ils ne sont plus que 380 ; ils se sont reportés sur Alger et ses constructions neuves !, tandis que des familles de la bourgeoisie musulmane s’installaient à leur place ?. Les nationaux étrangers sont relativement moins nombreux qu’à