‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 360 sur 465 · Voir p. 688 et · texte numérisé non relu

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2. Le rapport de l'ingénieur Balensi (Exposé des travaux. Chambre de Commerce, 1925. Projet d’un môle à charbon) faisait ressortir tous les nouveaux aspects de la situation. Nous en avons résumé les principales considérations.

3. Les Documents statistiques (o. c.) signalent à partir de 1919 l’introduc-

Enfin l’exemple des ports concurrents et le fléchissement des chiffres ! nettement caractérisé à Alger ont démontré la nécessité de parer au plus tôt à une situation des plus alarmantes. Le port d'Oran, pour ne citer que celui-ci, a, depuis la guerre et grâce à l’installation d’un outillage parfaitement adapté sur des emplacements vastes et bien choisis ?, réalisé des progrès tels que cette fonction suffit à le placer aujourd’hui au premier rang des ports algériens. En 1927 3, il a été fréquenté par 1.976 relächeurs d’un tonnage de 4.897.361 ton-

tion dans le port de grues pivotantes et flottantes à vapeur mises en service pour la manutention des charbons de soute.

1. Voir p. 689. Gibraltar travaille à s’outiller pour des opérations rapides (Ponts et Chaussées, 1925, p. 61).

2. Le môle Millerand a été affecté au stockage du charbon que facilitent des portiques roulants ; une partie du bassin Poincaré en voie d'achèvement sera affectée au charbonnage. En attendant, les maisons qui se livrent à cette opération disposent d’un matériel qui leur permet d’embarquer jus« qu’à 400 tonnes à l’heure (Exposé des travaux de la Chambre de commerce d'Oran. Année 1927. Oran, 1928, p. 521). Les opérations sont d’ailleurs faites le long des navires amarrés en pointe et au moyen de grues flottantes, dont le personnel est intéressé à la rapidité des manipulations. La main d'œuvre indigène s’est raréfiée du reste à Oran comme à Alger, la marocaine surtout.

3. Statistique comparée des navires entrés en relâche pour ravitaillement à Alger et à Oran, de 1923 à 1927. (Exposé des travaux. Chambre de commerce d'Oran, o. c., p. 784).

Alrers 120822 2R,9572518 tx 1 198—12,959 260 TO 277 06 7tx Oran re 607 — 1.450.772 883 — 2.107.511 1.110 — 2.690.184 NB God 1.085 — 2.562.241 122072920687

COrANErETE 1.402 — 3.308.617 4.976 — 4.897.361

Les chiffres pour les six premiers mois de l’année 1928 ont été pour Alger de 529 navires jaugeant 1.354.237 tonneaux et pour Oran de 1.252 navires jaugeant 3.077.223 tonneaux. (Direction des Douanes de l’ Algérie. Bulletin comparatif trimestriel du mouvement commercial et maritime de l’Algérie.

neaux, alors qu’on n’en comptait à Alger que 1.207 de 2.980.684 tonneaux.

On comprend dès lors que les ingénieurs et la Chambre de commerce aient accepté avec empressement de louer une parcelle du terre-plein de raccordement nouvellement créé à une société de combustibles ! qui s’est engagée à manipuler au moins un tonnage déterminé avec un outillage mécanique perfectionné ; ce contrat servira de modèle à d’autres qui sont en préparation pour les locations du môle n° 1. En outre, depuis 1924 ?, on a étudié un projet de construction d’un môle à charbon le long de la jetée Est de l’ancien port ; l’avantprojet définitif adopté par la Chambre de commerce, a été approuvé ; les travaux ont été adjugés à l’entreprise Schneider, Hersent et Daydé. Il s’agit de constituer un quai de 610 mètres pour cinq postes de navires et des terre-pleins de 50 mètres de largeur où l’on trouvera à louer 30.000 mètres carrés pour le stockage du charbon. Le musoir Sud, que l’autorité militaire a consenti en 1924 à livrer au commerce, sera réservé pour un dépôt de mazout. L’outillage exigé ou mis à la disposition des locataires permettra des opérations rapides et relativement peu coûteuses 5%. La situation du môle, à proxi-

1. Il s’agit de la Société Méditerranéenne de combustibles, à laquelle ont été loués pour 25 ans 15.000 mq à l’angle N.-E. du terre-plein raccordant le bassin de l’Agha à celui de Mustapha. (Bulletin de la Chambre de commerce, 1927, p. 354-365).

2. Bulletin de la Chambre de commerce. Rapport Billiard du 23 mai 1928.

3. On pourra stocker 160.000 tonnes au minimum, renouvelables non plus tous les 20 ou 30 jours, mais tous les trois mois. Le mètre carré de chaland revenait à 540 francs en 1925, alors que dans la construction du môle, il coûtera 260 francs. Les manipulations représenteront des frais quatre fois moindres.

XII Bassin de Mustapha

Travaux de la I Etape

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Bassin de l’Agha

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