‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 359 sur 465 · Voir le rapport mentionné dans la note · texte numérisé non relu

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tion !. Les conditions du charbonnage ont singulièrement changé depuis la guerre, à cet égard du moins ?. L’augmentation du tonnage des navires relâcheurs leur permet d’embarquer des quantités beaucoup plus considérables, et les demandes ne sont plus de 300 et de 400 tonnes, mais souvent de 1.200 et de 1.500 tonnes : d’où la nécessité d’un stockage de ravitaillement plus important ; de 30.000 tonnes en 1915, il est passé à 50.000, et ce chiffre apparaît insuffisant, si l’on ne veut pas mettre le commerce à la merci des variations de cours et des interruptions dans la livraison provoquées par des causes diverses. Il faut donc des emplacements plus étendus, qui manquent actuellement et que la nappe d’eau seule ne pourrait fournir sans qu'il en résultât l’engorgement du port. En second lieu, les manipulations, qui, avec le système des chalands, exigent souvent quatre opérations successives, entre le palan du navire charbonnier et celui du navire relâcheur, grèvent la marchandise de frais considérables (plus de 16 francs par tonne) et constituent une perte sérieuse de temps et d’argent. Les constructions et les réparations de chalands sont d’ailleurs très coûteuses. En outre, la raréfaction de la main d'œuvre indigène attirée par les usines de la Métropole, la hausse des salaires qui en est résultée ont fait revenir les commerçants en charbon de la place de leurs préventions contre l’outillage de manutention mécanique à.

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