‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 362 sur 465 · Voir p · texte numérisé non relu

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2. Bulletin de la Chambre de commerce, 20 juin 1928. Le capitaine du Port rappelle que le nombre des navires à moteur actuellement en chantier dépasse celui des autres. |

8. Idem. l. c. et 22 juin 1927 (p. 703). En 1922, on a loué à la Société Générale des Huiles et Pétroles une parcelle à l’extrémité du grand môle de l’Agha ; elle y a installé un réservoir de 8.000 tonnes, pouvant ravitailler les navires à raison de 300 tonnes à l’heure. La même société possède un chaland citerne auto-moteur de 650 tonnes muni de pompes débitant 100 tonnes à l’heure (H. Baëza, o. c., p. 47-48). D'autre part la Société Venture-Weïr a introduit un tank-steamer de 6.000 tonnes de capacité et une citerne flottante de 800 tonnes pouvant débiter 450 tonnes à l’heure.

4. C’est le cas du réservoir de la Société des Huiles et Pétroles sur le grand môle de l’Agha.

leure exploitation possible, en conciliant, autant que faire se peut, les intérêts financiers et les intérêts économiques, et en réservant, ce qu’on a eu le tort de négliger antérieurement, la part légitime qui doit revenir aux installations vraiment maritimes. C’est un fait avéré en effet ?, que les compagnies de navigation ne disposent pas toutes à Alger des quais et des terre-pleins qui seraient nécessaires pour leurs opérations ; la zône voisine du quai n’est pas toujours exclusivement affectée, comme elle devrait l’être, aux entreprises qui concourent à assurer la vitalité du port. Un progrès important a été cependant réalisé, en 1927, par l’achèvement et l’inauguration d’une gare maritime installée sur le môle Al Djefna ®. Elle est réservée à la Compagnie Générale Transatlantique et à la Compagnie de Navigation Mixte ; grâce à des aménagements largement conçus, sans que l’esthétique même ait été

1. Le terre-plein de raccordement, d’une superficie d’environ 11 hectares sera réparti entre le Service de la Navigation Aérienne (base des hydravions), la Société Algérienne d’Éclairage et de Force qui doit y installer une centrale d’énergie électrique, la Société Méditerranéenne de combustibles et le Service des travaux du port. La convention de 1927 passée avec l’entreprise Schneider stipule en effet que le matériel employé pour les travaux restera acquis, avantage très important qui donnera au port d'Alger des ressources précieuses pour l’avenir. On travaille d’un autre côté, sur les anciens emplacements des bâtiments de la Compagnie Transatlantique et de la Compagnie de Navigation mixte, à un réaménagement des terre-pleins.

2. Bulletin de la Chambre de commerce, 1927, p. 275. (Rapport Balensi).

3. Idem, p. 235. Voir aussi Etna, juin-juillet 1927. — E. Balensi. La gare maritime du môle Al-Djefna. Un outillage spécial permettra d’embarquer 5.000 à 6.000 colis à l'heure, soit 30.000 dans la matinée précédant le départ des paquebots, avantage intéressant pour le commerce des primeurs et des fruits. Notons en passant que l'expression de « gare maritime » n’est pas tout à fait conforme au sens qu’on lui donne ordinairement. Car il n’y existe aucune correspondance directe avec les trains de voyageurs du réseau ferré.

sacrifiée à l’utilité, l’embarquement et le débarquement des voyageurs et des marchandises sont opérés bord à quai dans les meilleures conditions de rapidité et de sécurité. Les grands paquebots de touristes, amarrés en pointe à l'extrémité Est du môle profitent également de quelques améliorations 1.

Depuis 1912, l'outillage du port en appareils de levage et de transport s’est un peu enrichi. La Chambre de commerce n’a acquis que trois grues électriques à portique roulant ? ; mais les entreprises particulières ont introduit dix pontons mâtures, dont deux à vapeur de 20 et 40 tonnes, et six grues flottantes à vapeur servant à la manutention des charbons à. De belles et importantes installations ont été ou améliorées ou créées par les sociétés exportatrices de minerai de fer, la Société d'embarquement et la Société des mines de Rouina et Miliana, ainsi que par les entreprises de fabrication de charbons agglomérés, la Société Prosper Durand et fils et la Société Algérienne des Houilles et Agglomérés 4. En ce qui concerne l’outillage de réparation, on s’est contenté pour le moment d'envisager l’agrandissement des formes de radoub

4. Idem et 25 avril 1928 où il est question d’un service de location d’amarres.

2. Ponts et Chaussées. Port d'Alger. 1926. Alger, 1927, p. 5 et 6.

3. En 1929, l’Anglo-Algérian Coaling CY a été autorisée à introduire et à amarrer à la jetée Est de l’ancien port un ponton flottant de 9.000 tonnes (L’ « analcoal »), muni de deux puissantes grues mobiles montées sur rails et permettant la manipulation horaire de 300 tonnes de charbon. (H. Baëza, o. c., p. 44 et Bulletin de la Chambre de commerce, 1927, p. 209 et 1144). Signalons aussi l’accroissement du nombre des remorqueurs (30) et le matériel de sauvetage et de renflouement de la Société Schiaffino et Compagnie.

4. Ponts et Chaussées. Port d'Alger, 1926, p. 6 et Bulletin de la Chambre de commerce, 1928, p. 66-67.

et la modernisation des cales de carénage !. Mais le service des Ponts et Chaussées continue à regretter l’absence d’une orande entreprise industrielle de réparation qui pourrait devenir locataire des formes ?.

D’autres améliorations ont été réalisées %, dont l’une intéresse la flottille de pêche du port d’Alger : pour répondre aux doléances du Syndicat des armateurs de chalutiers qui n'avaient aucun point d’amarrage déterminé pour leurs opérations à terre et qui souvent étaient obligés de changer de poste, la Chambre de commerce a fait construire dans la partie Nord de l’ancien port, au pied de la Pêcherie, un môle de 1.840 mètres carrés où peuvent accoster six à sept paires de chalutiers #; d’accord avec la Municipalité, elle prépare l'installation, sur un emplacement tout proche, d’un marché qui complètera heureusement cet organe utile de notre port.

Il y reste encore cependant une défectuosité grave à laqueile on ne saurait tarder trop longtemps de remédier. Toutes les mesures prises pour atténuer ou supprimer le ressac dans l’ancien port se sont révélées insuffisantes. Les opérations le long du quai Nord du môle Al Djefna et la sécurité des paquebots de la Compagnie Transatlantique peuvent être compromises par l'agitation de la nappe d’eau. Le Service des Ponts et Chaussées estime que le ressac gêne les manœu-

1. Bulletin de la Chambre de commerce, 1927, p. 312 et Ponts et Chaussées. Port d'Alger, 1925. Alger, 1926, p. 59. Un projet approuvé le 22 janvier 1914, mais ajourné depuis, comprend la construction de 3 cales de 100 mètres.

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