Bulletin de la Chambre de commerce d'Alger, 1927, p
2. Nous négligerons ici la fonction d'Alger comme port de refuge dont nous parlons par ailleurs, à propos des formes de radoub et celle d'Alger comme port militaire qui décidément est passée à l’arrière-plan. La ques-
tion de la relâche est traitée à l’occasion des importations et des exportations de charbon.
dans les trente dernières années. En 1901, il dépassait de peu 400.000 ; en 1911, il était supérieur à 150.000, en 1913 à 200.000, chiffre qu'il a rattrapé après la fin des hostilités et qu'il a même dépassé.
Les ports métropolitains de la Méditerranée, et presque exclusivement Marseille et Port-Vendres ?, reliés à Alger par les services réguliers de trois compagnies de navigation 5, sont ceux qui envoient ou reçoivent la majorité des passagers. En 1913, sur 203.519, ils figuraient pour 127.635, dont 106.355 en provenance ou à destination de Marseille; en 1926, la proportion est sensiblement plus forte, 206.122 sur 217.592, dont 177.594 à l'actif de notre grand port. Ce mouvement entre la France et l’Algérie est d’ailleurs affecté par des variations saisonnières. Il s’accélère d’une manière remarquable à la saison chaude, de juin à fin septembre, pour des raisons faciles à comprendre, lorsque se produit l’exode annuel bien connu des Algériens ; il se ralentit au contraire pendant les mois de l’hiver, de novembre à mars 4. Avec les ports fran-
1. Nombre de voyageurs embarqués et débarqués de 1901 à 1926. 190184121355 1911.. 155268 1915.. 119740 1923196887 1906.. 146500 1913. 203519 1921.. 166958 1926. 217592
Ces chiffres ne comprennent pas les voyageurs ayant débarqué des navires à passagers et des bateaux de touristes pour visiter la ville.
2. En 1926, la ligne directe de Marseille figure pour 172.956 sur un total de 217.592.
3. Compagnie Générale Transatlantique, Compagnie de Navigation mixte, Société Générale de Transports Maritimes à vapeur.
4. Le nombre des passagers embarqués et débarqués à Alger a été : pour la période juin-octobre inclus de 1927, de 116.156 ; pour la période novembre 1927 à mars 1928 inclus, de 60.516. (Bulletin de la Chambre de commerce, 1927 et 1928. Voir les statistiques mensuelles du mouvement de la navigation).
çais de l'Océan et de la Manche, il n'existe aucun service de voyageurs. Les services côtiers de l’Algérie ont perdu la seconde place qu’ils occupaient encore tout dernièrement !. A la veille de la guerre on ne comptait pas moins de 20.000 passagers provenant pour la plupart des ports de Dellys, d’Azeffoun et de Bougie, travailleurs Kabyles attirés par les travaux de la moisson et de la vendange ; en 1926, les compagnies côtières algériennes n’ont transporté à Alger de toute la région littorale de l'Est, y compris celle de Bône et de Tunis, que 1.494 voyageurs ?. La concurrence des autobus explique cette diminution.
Dans les relations d'Alger avec les ports étrangers de la Méditerranée, l'Espagne occupe le premier rang; l’origine d’une partie importante de la population algéroise et algérienne en est la raison évidente, Palma de Majorque et Alicante sont les principaux points de départ et d’arrivée *. Mais ici aussi on observe depuis la guerre une baisse énorme des chiffres qui parait s’accentuer de plus en plus f ; nous en avons
1. Nous ne parlons ici que des lignes côtières algériennes et non des services assurés par les compagnies de la Métropole, comme celui de Bougie- Sète-Marseille par exemple.
2. Nombre de passagers transportés par les lignes côtières de 1900 à
TOO METEO MCE 201012 PAT SCO 255 8011922 RS OS DOOSPN2E725 1909 820800101820 AIO TO RS CET CIO
3. Ils sont desservis par des services réguliers et directs ; depuis 1922, la « Bland Line » touche aussi à Alicante où elle transporte ainsi qu’à Gibraltar des passagers assez nombreux.