‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 370 sur 465 · Ponts et Chaussées, o. c., 1926, p · texte numérisé non relu

Ponts et Chaussées, o. c., 1926, p

5. Le chiffre en est considérable, si l’on compte tous ceux qui ne séjournent que quelques heures, parmi lesquels beaucoup, la plupart même ne sont pas des touristes, Alger étant devenu escale de plusieurs lignes étrangères anglaises, italiennes, hollandaises, etc. C’est ainsi que s’expliquent les chiffres, au premier abord surprenants, donnés par les Documents statistiques de la

Chambre de commerce : 77.129 en 1911, 120.878 en 1912, 156.267 en 1913

du tourisme algérien. La campagne touristique de 1925- 1926 avait amené 18.734 voyageurs, auxquels on peut joindre 1.045 autres ayant utilisé les services réguliers de la Compaonie hollandaise Nederland pour visiter l'Algérie? ; or du 4er juin 1927 à la fin d’avril 1928, on en a compté 38.0792, Le port a reçu par une innovation qui mérite d’être signalée, la visite de notre belle unité, le « France », de la Compagnie générale Transatlantique à.

20 Le trafic : importations et exportations.

Si nous examinons maintenant les divers éléments du trafic, ces éléments ont une importance relative toute différente, suivant qu’on en considère le poids ou la valeur. Cette dernière

(entrées et sorties). Le nombre des touristes véritables est bien inférieur. Mais de plus en plus nombreux sont, parmi ces derniers, ceux qui débarquent pour plusieurs Jours et excursionnent en Algérie entre deux voyages des bateaux de la compagnie qui les a amenés. Alger était visité, avant la guerre, par les plus plus belles unités de six grandes compagnies étrangères, le Norddeutscher Lloyd, la Hamburg-Amerika, la White Star Line, la Cunard Line, la Nederland, l’Austro-Americana ; en 1923 on comptait 8.221 voyageurs embarqués et débarqués. De nouvelles compagnies ont apparu depuis la guerre, telles que la Canadian Pacific, la Royal Mail Steam Packet, la Red Star Line, l’United American Line, la Navigazione Generale Italiana etc., représentées par des paquebots de 20.000 à 35.000 tonneaux.

1, I s’agit ici par conséquent de véritables touristes et non plus de passagers d’escale. Voir Bulletin de la Chambre de commerce. 1927, p. 209-211, Note de M. Lambert capitaine du port sur la campagne touristique 1925-

2. Bulletin de la Chambre, 0. c., 1927-1928 (stat. mensuelles),

3. Jusqu'ici en effet, seules les compagnies étrangères étaient représentées à Alger dans ce genre de tourisme.

VI Port d'Alger Tonnage métrique des marchandises importées et exportécs

de 190! a 1927.

Relations avec les ports de France . Cabotage algérien -

PS3 643 525 | PA 34 - = | de j 200-607 — 52 346 710 ve 50 tk Eu + re TT | = «2 2.f59.846 | SERRES * 28 Î CF 2.774005 1T 26 IL | 2.650.481 L L 1 2462 124 | / P4 LE 1 & si L Ê 2 269 60 : d | Ft | Ar 20 | ETS DES t T Î 1951107 / à | ESS 1871470 Le | A DS 18 Sÿ rO-rsteer 77 1658 Li7so4ih | 1.748.664 € 17211624 “7780742 Al (l | La Lo N Déuil F LA) N NE 02 SH 062 À 1490689 |” kr8983 }” & 2h 1447012 | 2 SRE ur r a DES 9 1398 4 F7 1Spess | |159578p K ES (20357 17339 / 1290 686 ” 12587b4 1285316 | © LU 304 83b à «à ; 7 f 77] TT resbses > == SUR 5-503 Se; Le 5 = ==} TE Re Re “7 | 2 G ca H47383 7 . 1.100.107 à. a 1 c 7 Ti22121 P Loidur3 PERS 7 A le | pos 797 N.1055 age | ’ ——f TOUP.703 s 795341 SE mt 864.045 Sa < 555 5876481 853854 643.754 1869776 918 pe AA 826502 an. 458 a , Ce = ranc * 1 a - orts ae 675370 su $ 68% 739 avec leg 2 656 536 TE OT | l as | a Eu — 3721 L L — 7 à s JE E ee es b 278246 "fr" 300276. |. ee it 55r-—- 312008 A 208 Te ere ee CU DS 302283 for 524821 270 to. | 2! Et Hidois 236083 242 Ë 245550 24b,257 Il = = Ë & S L I de r 80.855 ; 172 920 ---1l “14957 a D BU OL © © = ù 0 À NE Don SDS © © 6 9,060 PR

estimation, toujours sujette à des erreurs, quelle que soit la sincérité des déclarations en douane, n’a qu’un intérêt médiocre, quand il s’agit d'apprécier la vitalité d’un port ; seuls les chiffres du tonnage métrique et ceux du mouvement des navires peuvent en donner une idée exacte, parce que seuls ils nous renseignent sur l’importance des manipulations qui sont la fonction essentielle de cet organe de circulation.

S1 l’on se place à ce point de vue, on constate d’abord que, depuis une quarantaine d’années, les importations sont inférieures aux exportations !. Ce fait est une conséquence du développement de la viticulture et de l'exploitation des mines ?. La différence n’est d’ailleurs pas très-considérable ; de 1905 à 1913, elle a été en moyenne de 200.000 tonnes ; elle a augmenté pendant la guerre, du fait que les demandes de la Métropole ont été plus fortes, tandis que les difficultés de l’après-guerre ont au contraire contribué à la diminuer et même un moment, en 1920, à renverser la proportion. Depuis cette date l’écart est plus faible. Les variations du tonnage des minerais exportés suffisent à expliquer celles des rap-

4. Tonnage métrique des importations et des exportations de 1921 à 1926 :

Import. Export. Total Import. Export. Total

1 1 dl 1.533.720 3.063.274

2. Depuis 1907, l’exportation des minerais, sauf en 1918 et en 1921, n’a cessé de dépasser 200.000 tonnes.

ports . On doit d’ailleurs remarquer que l’augmentation du tonnage métrique des importations, sauf lorsqu'elle porte sur des produits agricoles, n’est pas l'indice d’une situation économique défavorable : la reprise de la construction, le développement des moyens de transport, l'équipement des industries, le perfectionnement de l’outillage, l’exécution de grands travaux publics rendent probable et même souhaitable un mouvement daus ce sens. Il y a en tous cas depuis 1912 une amélioration très-sensible aussi bien à la sortie qu’à l’entrée, et sans atteindre encore ceux de 1913, n1 même de 1914, les chiffres tendent cependant à s’en rapprocher ; en 1926, il subsistait encore un écart d’environ 20%.

La houille tient la première place dans les importations ; depuis 1893, elle en représente plus de 50% ?. Le développement du port, comme port de relâche, en est sans aucun doute la raison principale. C’était même la seule, il y a quelques années à peine; mais l’augmentation de la consommation locale intervient désormais comme un facteur de plus en plus important. Alors qu'avant 1914, la différence entre les impor-

1. Le Service des Ponts et Chaussées observe, en 1923 (Port d’Alger, o. c., 1924, p. 69) que c’est à l'exportation des minerais de fer qu’est due la prédominance des sorties sur les entrées. « Sans ce trafic, la courbe des entrées et celle des sorties se seraient coupées à diverses reprises ». Cette remarque est reproduite dans les statistiques de 1924 et de 1925. En 1920, la prédominance des importations a été due à la fois à la diminution du tonnage des minerais et à l’augmentation à l’entrée du tonnage des denrées alimentaires. (173.389 tonnes au lieu de 36.717 en 1919).

2. En 1893, 235.295 tonnes sur 422.142 tonnes, en 1903, 540.278 tonnes sur 922.122 tonnes, en 1913, 1.047.110 tonnes sur 1.730.747 tonnes en 1923, 771.445 tonnes sur 1.206.173 tonnes, en 1926, 650.259 tonnes sur 1.261.706

tonnes.

BERPPORT 689

tations et les réexportations, qui d’ailleurs s’était sensiblement accrue depuis 1905, ne dépassait pas 170.000 tonnes et oscillait autour de ce chiffre, de 1923 à 1927 inclus, elle a été en moyenne de plus de 260.000 1; en 1926, la consommation locale a atteint près de 250.000 tonnes. Cette progression traduit bien le développement pris par l’industrie dont la demande est près d’égaler celle des chemuns de fer ?. Le port d'Alger n’a pas retrouvé, depuis la guerre, la situation qu'il avait en 1913 comme importateur de charbon. Les quantités n'avaient cessé d'augmenter de 1886 à cette date, où elles s'étaient élevées à plus d’un nullhion de tonnes #. La répercussion de la guerre sous-marine se fit sentir principalement sur cette denrée qui en raison de la raréfaction, de la hausse énorme des frêts et du change atteignit sur la place des prix inconnus dans la Métropole 4. En 1918, l'importation tombait à 162.682 tonnes. Le relèvement a été certes rapide, mais l’ascension est loin d’être régulière et la moyenne annuelle

1. Sauf en 1912 (219.148 tonnes). En 1924, elle s’est élevée à 351.516 tonnes ;: en 1927, elle a été de 315.058. En 1926 (Ponts et Chaussées. Port d'Alger, 1926, p. 37) la consommation locale a été de 249.446 tonnes.

2. On calculait avant la guerre que les 3/4 de la consommation locale étaient absorbés par eux; leur demande n’a certainement pas beaucoup augmenté.

Page 1