‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 380 sur 465 · tonnes · texte numérisé non relu

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à son développement, à ce point de vue. Mais cet appoint de tonnage est loin d’être négligeable, puisqu'il représente au moins un cinquième de celui des exportations. Il est regrettable par ailleurs qu’il ne constitue pas le frêt de retour de navires charbonniers, ainsi qu’on aurait pu l’atitendre à priori. Le minerai de zinc continue à figurer dans les exportations l'Angleterre en a reçu 12.410 tonnes en 1926. Le plomb n’est représenté que par un millier de tonnes f.

D’après l'importance du tonnage métrique, on doit placer ensuite les produits alimentaires autres que les vins. Depuis 1914 on compte, même en faisant état des chiffres de la période troublée, qu’Alger en exporte annuellement une moyenne de 78.000 tonnes ?. Il va sans dire que les variations d’une année à l’autre peuvent être considérables, plus sensibles encore que celles des récoltes de vin ?. C’est le cas pour les céréales, et les farineux en général ; notons d’ailleurs que, pour le blé par exemple, le département d'Alger est le moins grand producteur des trois de la colonie‘. L’exportation des pommes de terre a pris dans les derniers temps une importance notable ;

en 1926, on en a embarqué plus de 40.000 tonnes 5. Les pri-

1. Exactement 1.063 tonnes. Voir les Doc. stat., o. c., 1926, p. 405-406.

2. Ponts et Chaussées (0. c.), 1926. Voir le tableau de la page 47.

3. Idem. Les « céréales et farineux » donnent lieu à des exportations dont le tonnage, de 1915 à 1926 oscille entre 4.327 tonnes et 56.255 tonnes ; de 1922 à 1926 on relève les extrêmes de 27.729 tonnes et de 53.099 tonnes.

4. Il est en effet dépassé depuis une vingtaine d’années surtout par celui d'Oran pour la production du blé tendre et celui de Constantine pour celle du blé dur recherché en France pour les semoules (Voir P. Delorme, o. c. les tableaux du tome I, p. 110 et 112).

5. Chambre de commerce. Documents statistiques, 1926-27, p. 378. Exactement 40.194 tonnes.

meurs, légumes frais et fruits, sont sans doute un article qui compte beaucoup plus par sa valeur que par son poids ; celui-ci n’en est pas moins remarquable 1 ; on sait que la région côtière, depuis Courbet à l'Est jusqu’à Cherchell à l'Ouest d’Alger, avec Guyotville comme centre principal exporte des tomates, des haricots verts, des petits pois, des artichauts, et du raisin frais qui arrivent sur le marché de Paris avant les produits du Midi de la France ?. Les facilités plus grandes offertes aux expéditeurs pour l’embarquement, le débarquement et le transport par les voies ferrées de ces denrées délicates serviront de mieux en mieux les intérêts de la culture et du commerce * ; c’est un appoint qui n’est pas méprisable pour le trafic de notre port. Les transactions avec l’étranger ont souffert particulièrement de la guerre ; des débouchés péniblement créés se sont trouvés fermés, du moins momentanément ; on travaille à les réouvrir. En attendant, pour tous ces produits, la France occupe, avec une avance énorme, la première place parmi les pays importateurs %. Parmi les fruits frais, les agrumes, oranges, mandarines et citrons représentent le plus fort tonnage.

4. Ponts et Chaussées (o. c.), 1926. En cette année on compte 20.441 tonnes de légumes frais et 28.178 tonnes de fruits frais. Ces chiffres sont d’ailleurs inférieurs à ceux de la statistique des Douanes qui donne le chiffre total de 90.230 tonnes en y comprenant les pommes de terre nouvelles. (Doc. stat.).

2. Annales de géographie. 15 mars 1928. Suzanne Demangeon. L’approvisionnement de Paris en fruits et légumes, p. 208.

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