Voir notamment, p
4. En 1926 (Doc. stat., p. 378-381 et p. 394). La France a reçu 37.257 tonnes de pommes de terre sur 40.194 ; 5.931 tonnes de raisin sur 6.000 3 19.630 tonnes d’artichauts, de haricots verts, de petits pois, de tomates et de carottes
sur 19.678.
La France, par Marseille, en absorbe l’immense majorité ?.
L'élevage alimente un trafic important représenté surtout par l’embarquement des moutons, des laines et des peaux ; il se chiffre au total par une moyenne de 20.000 tonnes *. Alger partage avec Oran surtout, qui l’a dépassé plusieurs fois à cet égard 5, l'exportation des moutons algériens provenant pour la plupart de la région des steppes. Dès le mois d'avril, les troupeaux s’acheminent des marchés de Bou-Sâääda, Djelfa, Chellala, vers Sidi-Aissa, Aumale, Boghari, Affreville, et de là par Maison-Carrée et Boufarik, ils gagnent le port d'Alger qui les dirige à peu près exclusivement sur Marseille #. Cette migration se fait quelquefois péniblement et au prix de quelques pertes ; l’usage des voies ferrées obviera sans doute de plus en plus à cet inconvénient. La difficulté d'amener au voisinage de la mer des animaux suflisamment gras pour l’abattage a Jusqu'ici été le principal obstacle au développement de l’industrie frigorifique appliquée à ce genre de produits 5. Les quantités embarquées sont en rapport étroit avec l’état du troupeau algérien ; or les dernières années ont été particulièrement néfastes et marquées par des hivers froids ou des printemps secs qui ont déterminé une énorme mortalité et singulièrement réduit les disponibilités. On s’en aperçoit
1. En 1926, 22.166 tonnes sur 28.178. La France en a reçu 21.966 tonnes.