Ponts et Chaussées (o. c.), 1926, p
3. En 1912 par exemple Alger a expédié 222.429 moutons, Oran 359.467. En 1927 on compte pour Alger 124.366 têtes et pour Oran 362.469.
4. Les quelques centaines qui figurent sur les statistiques de la Douane, en dehors de la destination de la France représentent des provisions de bord ; quelques expéditions ont eu lieu vers l'Espagne.
5. Une usine a fonctionné sans succès à Maison Carrée dans les dernières années.
aux chiffres des statistiques !. En 1902, Alger avait expédié plus de 468.000 têtes, en 1908, plus de 525.000. Il y eut fléchissement à partir de cette date, avec une reprise en 1915, l'Algérie travaillant à ravitailler la Métropole ; mais dans la suite, sauf en 1926, l’exportation s’est maintenue au-dessous de 300.000. Il suffit d’ailleurs de deux ou trois années favorables pour assurer la reconstitution du cheptel.
Les laines comptent parmi les articles dont l’exportation est en progrès ; en 1901, elle se réduisait à 6.900 quintaux, en 1913, elle était montée à 29.110 ; en 1926, elle a atteint 64.850 quintaux ?, dont la plus grosse part (51.159 quintaux) a été dirigée sur la France. Les mesures administratives destinées à racheter ce produit algérien du discrédit qui l’éloignait des usines de la Métropole, et aussi l’organisation meilleure de ce commerce ont contribué à accroître la demande, encouragée déjà par des hausses considérables des laines d’origine étrangère. Marseille et Sète d’une part, Dunkerque pour Roubaix de l’autre absorbent la majeure partie des expéditions, 46.889 quintaux en 1926 3%. C’est aussi vers la France que s’en va la plus grande quantité de cuirs et de peaux brutes ; les peaux
1. Entre les années 1900 et 1927, le chiffre le plus élevé a été celui de 1908. Les années 1911 et 1912 sont marquées par une chute sensible ; le nombre des moutons exportés qui avait toujours été supérieur à 320.000 tombe à 253.324 et à 222.429. Le minimum est atteint en 1918 (112.322) et en 1919 (66.276). L’année 1921 a été funeste au troupeau ; en 1922, les exportations tombent à 177.484 têtes. En 1927, la chute n’est pas moindre (124.366 contre 384.010 en 1926).
2. Il y a encore progrès en 1927 (66.900 quintaux) ; il est à remarquer que les exportations ne sont pas influencées par les mêmes causes qui atteignent celle des animaux vivants.
3. Chambre de commerce. Documents statistiques, 1926, p. 486-487.
de chèvres, d'excellente qualité, sont expédiées en France, en Allemagne et surtout aux États-Unis 1.
D’autres produits figurent aussi, avec des chiffres plus modestes, pour leur poids sinon pour leur valeur, parmi ceux que les statistiques classent au nombre des plus importants. Et d’abord on doit citer, à ce premier point de vue, les fibres telles que l’alfa et le crin végétal. Bien que le département de l'Ouest soit naturellement appelé à conserver à son port, Oran, la supériorité dans les exportations d’alfa ?, on ne saurait négliger celles d’Alger, dont les progrès sont particulièrement intéressants. L'ouverture des chemins de fer de Djelfa et d’Aumale, et par ailleurs l’utilisation de plus en plus grande de cette matière par la papeterie française permettent d’entrevoir pour l’avenir une exploitation plus active et un tonnage de sortie bien supérieur. Il y en a déjà des indices : la moyenne annuelle de la période 1909-1913 était de 3.737 tonnes ; celle de la période 1922-1926 est de 12.246 tonnes 4. La France est
arrivée à en importer plus que l’Angleterre 5. Le commerce