‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 39 sur 465 · Idem. p · texte numérisé non relu

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3. E. Bénévent o. c. p. 242. Les résultats pour Nice et pour Alger ont été calculés d’après ceux des Ann. du Bur. Cent. Mét.

que celui: d'Alger. Or l’époque de la « saison » à Nice ne commence réellement qu'après le « Christmas » des Anglais.

D'autre part, si l’on compare les trois stations au point de vue du nombre des jours de pluie, on constate que ce nombre augmente au fur et à mesure qu’on avance du Nord vers le Sud. Pour la période 1896-1910, on en compte soixante-neuf à Nice, quatre-vingt-quatre à Ajaccio et cent vingt-et-un à Alger ; les moyennes journalières sont ainsi de 10mm9; 8mm 8; 5mm7, Ces chiffres n'auraient pas une grande signification par eux-mêmes si lon n’y ajoutait pas une autre considération. Les quantités d’eau qui tombent à Nice, à Ajaccio et à Alger d’octobre à février inclus apparaissent dans le tableau précédent comme assez peu différentes, de trois ou quatre centimètres (415mm pour Nice, 444MmM pour Ajaccio, 454mm bour Alger). Mais à Alger, elles se sont réparties sur soixante-sept jours, chiffre qui dépasse certainement t d’une manière sensible sinon celui des deux autres stations, du moins celui de Nice où le total de l’année a été en moyenne de 69. À priori on peut donc supposer ou une plus longue continuité de pluie journalière dans cette dernière station, ou un régime d’averses plus torrentielles, Or les observations conduisent à cette dernière explication. On ne relève à Alger dans les trente-cinq années 1888-1923 que cinquante jours de pluie égale ou supérieure à 40m, soit une moyenne annuelle de fréquence de 1,7, alors que Angot note à Nice

4. Les résultats mensuels nous ont fait défaut pour Nice et Ajaccio. Mais on doit observer que, défalcation faite des mois envisagés, il reste encore à Nice 338mMm à répartir sur le reste de l’année, et que l’été y est beaucoup: moins dépourvu de pluie que celui d’Alger.

pour la période 1881-1910 une moyenne de 41. Contre une seule observation d’une chute de 106mm, de 1848 à 1925, on en rencontre, en trente ans, huit à Nice de plus de 100mm, Le régime des averses torrentielles est donc beaucoup plus accusé dans cette station qu’à Alger.

Il serait évidemment imprudent de classer les trois stations par ordre de mérite, d’après ces seules données, qui ne sufliraient pas d’ailleurs à autoriser un pareil jugement. Il y a sans doute des sensations éprouvées par l’organisme humain que les instruments d'observation météorologique sont impuissants à noter et à expliquer ; les réactions individuelles sont également différentes vis-à-vis des diverses circonstances atmosphériques. Il est du moins une remarque que l’on peut fonder sur les résultats enregistrés à Alger depuis longtemps. Il apparaît bien que la période de l’année la moins sujette aux anomalies et la moins décevante tant au point de vue de la température qu'au point de vue des précipitations atmosphériques est la deuxième quinzaine d’avril, déjà assez éloignée de l’époque troublée de l’équinoxe, et le mois de mai, où l’on est assuré de rencontrer une température suffisamment chaude sans excès, une luminosité intense et de longues séries de jours sans pluie ; mais cette observation, qui prend l’aspect d’un conseil, ne peut s'adresser qu’à des touristes et non à des hiverneurs.

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