Idem, p. 507. En 1927, 6.179.541t contre
3. Idem., p. 506, 1.519.136 tonnes contre 1.247.107 tonnes en 1913. Il a été débarqué à Oran, en 1927, plus d’un million de tonnes de charbon (1.007.864 tonnes) alors qu’en 1913, les importations s’élevaient à 460.303 tonnes seulement. (Renseignements fournis par la Chambre de commerce d'Oran). Les chiffres des dix premiers mois de 1918 accusent encore une augmentation
(1.013.179 tonnes).
même catégorie à Oran !. Dans le port de l’Ouest, les relàcheurs représentent plus de 60 % du tonnage total, alors que la proportion n’est que de 38 % dans le port de la capitale ?. Plus encore que celle des tonnages de jauge, la comparaison des tonnages métriques fait ressortir une situation particulièrement favorable pour Alger. Alors que, à Oran, l’augmentation constatée de 1913 à 1927 doit être uniquement portée au compte de la houille dans le bilan total du trafic, à Alger, la diminution du tonnage des charbons importés et exportés, qui dépasse 375.000 tonnes 5, n’a pas empéché le port de retrouver le chiffre de l’année la plus prospère d’avant-guerre, et même de le dépasser de plus de 200.000 tonnes.
En second lieu, il est difficile de croire que les travaux qui vont être exécutés à Alger pour faciliter les opérations du charbonnage n’auront pas pour effet, par la réduction des frais pesant sur la marchandise et par celle du temps de séjour
1. Bulletin de la Chambre de commerce d’ Alger, 15 janvier 1928. Les chiffres sont pour Alger de 9.422.294 tonneaux (entrées et sorties), pour Oran de 6.519.798 tonneaux (p. 1286-87).
2. À Oran, 9.797.722 tonneaux sur 16.282.517 ; à Alger, 5.961.368 sur 15.406.295. I] n’est pas sans intérêt de rappeler que les quantités de charbon importées à Alger (902.204 tonnes) dépassent de plus de 300.000 tonnes celles qui ont été livrées aux soutes. (587.146 tonnes) (Bull. 0. c., p. 1284-85), et que l’augmentation par rapport à 1926 (234.086 tonnes) n’est pas seulement explicable par une plus grande livraison aux relâcheurs (la différence avec 1926 n’est que de 133.965 tonnes). Il n’en est pas de même à Oran. Les industries des faubourgs et de la banlieue d’Alger réclament des quantités de charbons de plus en plus élevées. (Voir p. 689).
3. En 1913, Alger a importé 1.047.110 tonnes et exporté 817.588. mo de commerce. Doc. stat., 1913, p. 248-49) soit au total 1.864.698 tonnes. Les chiffres correspondant “e 1927 sont 902.204 tonnes et 587. 146 tonnes, au total 1.489. 350 tonnes soit en moins 375.348 tonnes.
des navires relâcheurs, d’attirer ou de ramener cette catégorie de navires qui trouvera à Alger des avantages supérieurs à ceux que lui offre le port d’Oran. Celui-ci ne pourra, même après l’achèvement des travaux en cours d'exécution, disposer d’une nappe d’eau et de terre-pleins comparables à ceux de notre port ! par leur étendue et leur protection. Ne songe-t-on pas déjà à étendre Le port d'Oran du côté de Mers-el-Kebir ? N’est-il pas à redouter que le développement des opérations du charbonnage ne finisse par créer une situation préjudiciable aux autres mampulations ? Le port d'Oran lui-même n’a-t-1l pas déjà souffert d’une situation de ce genre ? ? D’autre part, le problème ne se posera-t-1l pas pour la colonie, dont les intérêts généraux doivent primer les autres, de savoir s’il y a réellement utilité, étant donné le coût considérable des travaux maritimes, surtout de ces jetées protectrices construites sur des fonds de 20 mètres et plus, à multiplier ces travaux en vue d’une fonction qui peut être parfaitement remplie à moins de frais, seulement au prix de quelques améliorations, telles que la création du môle à charbon d’Alger ? Si certains navires relâcheurs se sont écartés de ce dernier port, ce n’est pas pour des raisons d’ordre naturel — nous croyons l’avoir suffisamment montré — mais bien plutôt pour des raisons d’outillage et d’économie ; car on ne voit réellement pas en quoi la position d'Oran pourrait être plus favorable à la relâche que celle d'Alger.
4. Le port d'Oran disposera d’un plan d’eau de 106 hectares de 5.192 mètres de quais, de 46 hectares de terre-pleins ; celui d'Alger, une fois exécutée la première tranchée du programme de 1921, présentera une nappe d’eau de 205 hectares, environ 150 hectares de terre-pleins et près de 10 kilomètres de quais.