‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 418 sur 465 · Idem., p · texte numérisé non relu

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la fabrication des emballages perdus 1, pour la confection des couffins et des sacs dits « chouari », des «scourtins » employés dans les presses à huile et à vin, des nattes et paillassons. Une dizaine d’ateliers fonctionnent à Bab-el-Oued et à Maison-Carrée, ces derniers purement indigènes. Deux usines occupant 200 ouvriers travaillent le crin végétal et l’alfa.

C’est aussi une industrie liée au sol que celle du liège. Si la préparation pour l’exportation en balles ou en planches était pratiquée bien avant la guerre, la fabrication des bouchons date réellement des dernières années ?. On estimait officiellement en 1926 que le quart de la production algérienne du liège propre à cette fabrication était déjà transformée dans la colonie même, et l’on expliquait ce développement considérable d’une industrie jadis réduite à de petits ateliers par l’élévation du taux des frêts et des tarifs ferroviaires 4 À Alger, une seule usine, installée au Ruisseau, a fabriqué en 1923-24, 175 millions de bouchons ; elle employait, en 1926, pour ses différentes préparations, plus de 300 ouvriers en majorité indigènes 5. Tout porte à croire que cette industrie est loin d’avoir atteint son complet développement.

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