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nissent du travail à plus de 500 ouvriers ; une seule usine en occupe plus de 100 et confectionne plus de 80.000 paires par an 1. Cette industrie algéroise, très-variée dans sa fabrication, s’est cependant spécialisée dans celle de la sandalette du type Kneipp 2. Elle exporte déjà vers la Métropole, le Maroc et les colonies des quantités assurément très-inférieures aux importations # ; mais le marché algérien lui assure un débouché considérable, la consommation ne cessant de s’accroître par suite des besoins de la population indigène qui, depuis la guerre, introduit de plus en plus dans son habillement la chaussure européenne. Parmi les industries du cuir, celle de la sellerie, de la bourrellerie et du hanarchement ne compte qu’un établissement important qui travaille pour les fournitures de l’Intendance militaire et consomme plus de 10.000 kilos de cuirs #.
La vannerie et la sparterie trouvent en Algérie une partie importante de leurs matières premières. Si la culture de l’osier, qui a donné d’ailleurs d’heureux résultats 5, en est encore à ses débuts, la demande de corbeilles, de paniers et de « banastes » pour l’expédition des primeurs est telle que cette culture et l’industrie qui en dérive sont appelées certainement à prospérer. La tige de lentisque, le roseau dit « canne de Provence », abondent sur le littoral, le palmier nain et l’alfa collaborent avec l’osier, le châtaignier et la fibre de coco importés, pour