‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 43 sur 465 · Voir p. 13, note · texte numérisé non relu

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3. Stéph. Gsell. Atlas archéologique de l'Algérie. Feuille 5, n° 11 — et Histoire ancienne de l'Afrique du Nord. Tome II, Paris. 1918, p. 159.

de la Casbah à la mer, un peu moindre que celui de la capitale des Barbaresques, dont les murs s’écartaient, du côté du Sud- Ouest, de l’ancienne enceinte romaine. Entre ses murailles, il y avait d’ailleurs, dans la partie haute, fortement déclive, des jardins et peu d'habitations, tandis que celles-ci se rassemblaient dans la région correspondant aux quartiers actuels des rues Bab-Azoun, Bab-el-Oued et de la Marine. Des restes de voies dallées ont été retrouvés sur le parcours qui devait être jusqu’à nos jours celui de l’artère principale d'Alger, du Sud au Nord. Du chiffre de la population d’Icosium, comme du commerce de son port, nous ne savons rien ; ils furent sans doute modestes, peut-être même inférieurs à ceux de la ville située en face, de l’autre côté de la baie, près du cap Matifou, Rusguniae, colonie d’Auguste, qui subsistait encore sous la domination Byzantine, et dont les ruines étaient mentionnées au xvi® siècle comme nombreuses et imposantes !. Ces deux agglomérations devaient former, dans l’ensemble, un groupe d’une certaine importance, et leurs ports, par leurs expositions différentes, se complétaient naturellement.

Lorsque Bologguin, dans la deuxième moitié du x® siècle, vint fonder sur les ruines d’Icosium la ville qui fut appelée EI Djezaïr, la tribu berbère des Beni Mezranna en occupait les alentours, où elle se livrait à la culture et surtout à l’élevage des bœufs et des moutons. Ibn Haukal, qui visita la cité nouvelle à la fin du siècle, y trouva (€ un grand nombre de bazars » et fut frappé par l'importance de ses exportations de miel, de beurre, de figues et d’autres fruits 2». « Dans la

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