‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 432 sur 465 · Idem., p. xciv · texte numérisé non relu

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celles qui recrutent le plus dans la population d’origine espagnole, naturalisée ou étrangrère. La plupart des autres manufactures s’échelonnent entre l’Agha et son arrière-port et Maison-Carrée. Les quartiers de Beicourt, du Hamma, du Ruisseau, le centre de Hussein-Dey et ses annexes, le Nouvel- Ambert et la Glacière sont peuplés d’ateliers et d’usines qui, après une courte interruption, réapparaissent à Maison- Carrée. Cette répartition s'explique par l'attraction qu’ont exercée les principales routes de l’intérieur et la voie ferrée, par la proximité du port et des gares, par la disponibilité de vastes espaces plans facilement accessibles. L'industrie y a peu à peu pris la place de la culture maraîchère ? refoulée vers l’Est. À l’heure actuelle, les terrains ont acquis une valeur telle et la construction des maisons de rapport progresse si rapidement sur le territoire de la commune d’Alger et dans les environs immédiats, que les industriels désireux de créer des usines nouvelles ou d'agrandir leurs établissements sont obligés de se porter de plus en plus vers l’extrémité orientale de l’agglomération.

Quant à la main d'œuvre, elle a été fournie jusqu’à présent en majeure partie par la population européenne représentée à peu près par les deux tiers du personnel de l’industrie, les étrangers figurant pour un sixième ?. Les Indigènes, exception faite pour les industries d’art, sont employés surtout dans les gros travaux réclamant plus de force que d’adresse ou n’exigeant qu’un apprentissage élémentaire, dans les indus-

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