‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 441 sur 465 · En 1926, 277.140.000 francs sur · texte numérisé non relu

En 1926, 277.140.000 francs sur

café, le sucre et le thé, dont la consommation va en augmentant, la population indigène constitue la plus grosse clientèle. Les affaires se font généralement par l’intermédaire de Marseille ; mais pour le café particulièrement, depuis une vingtaine d’années, il y a tendance à traiter, non plus ‘avec Marseille ou Le Havre, mais directement avec le marché américain ; la marchandise est transbordée à Marseille, mais accompagnée de connaissements directs d'Amérique sur Alger. Pour les autres denrées, Marseille conserve le premier rang, particuliérement pour les huiles d’arachide qui ont décidément refoulé celles de coton, de sésame, et n’ont pu être détrônées par celles de soja {.

Le commerce d'importation des bois a son siège principal à Alger ?. La prospérité de l’industrie du bâtiment et le développement du vignoble algérien en sont les principales causes. Trois grandes maisons de la place, dont deux possèdent des scieries, expédient Jusqu'à Sétif d’une part, Tiaret et Relizane de l’autre. Si la France figure au premier rang pour l'importation du bois en général, les bois de construction viennent néanmoins principalement de Suède, de Yougoslavie, d'Autriche

1. En 1926 (Doc. stat., p. 257-263), il a été importé à Alger 38.410 quintaux de cafés non torréfiés, pour une valeur de 56.079.000 francs, 135.656 quintaux de sucre raffiné, soit pour 37.321.000 francs, 2.095 quintaux de thé (commerce spécial) soit pour 4.650.000 francs, 40.377 quintaux d’huile d’arachide, soit pour 26.245.000 francs. Les huiles de soja, de plus en plus délaissées, sont représentées par 10.854 quintaux, en valeur 6.101.000 francs. Au total les denrées coloniales sont estimées à 136.994.000 francs.

2. En 1926, il a été importé par le port d'Alger 65.867 tonnes de bois destinés à la construction, à l’agriculture et à la tonnellerie, en valeur 62.175.000 francs. Le port d'Oran a importé 32.627 tonnes. (Doc. stat., p. 267-269 et Exposé des trav. ch. com. Oran, p. 814).

et de Roumanie, et ce sont ceux qui font l’objet principal du commerce algérois.

Plus important assurément apparaît le commerce du charbon, dont le port d’Alger était jusqu’en 1927 le premier importateur et réexportateur. On a vu plus haut ? comment Oran a pris sa place et pour quelles raisons ; dans l’état actuel des choses, le charbonnage revient plus cher dans le port de la capitale. La caractéristique de ce commerce est d’être avant tout anglais, non seulement par l’origine de la marchandise, mais aussi par la direction des affaires ; du reste il en a toujours été ainsi. Parmi la vingtaine de maisons établies sur la place, il y en a au moins douze qui ont cette origine, en dépit des dénominations qui pourraient faire croire à une participation importante du commerce français. Une maison allemande a reparu, travaillant d’ailleurs jusqu'ici avec des charbons anglais. Parmi les firmes françaises, 1l n’y en a vraiment qu’une que l’on puisse considérer comme purement algérienne #. Si le tonnage manipulé a diminué depuis la guerre, en revanche le nombre des maisons a augmenté ; cet éparpillement ne paraît pas avoir été favorable au développement des affaires. [l semble bien que la condition essentielle, pour leur prospérité comme pour celle de la relâche, soit la concentration des capitaux sur quelques entreprises

4. Les statistiques de la Douane ne mentionnent l'Autriche que pour des quantités insignifiantes ; mais les bois de provenance autrichienne transitent en réalité par Fiume, Gravosa et même Galatz et sont portés au compte de la Yougoslavie et de la Roumanie.

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