On en comptait 8 à 10 avant la guerre
4. 203.208.000 francs en 1926 sur 290.823.000 francs. (Doc. stat., 1926-27, p. 316-319).
une proportion de près de 95 %, 1. La région de Rouen a conservé le premier rang pour les cotonnades. La consommation des Indigènes a augmenté très sensiblement depuis la guerre ; le fait est patent et signalé par tous les commerçants. L’émigration ouvrière en France en a été la principale cause. La prospérité du commerce des tissus est l’indice le plus certain que l’on puisse citer de l’enrichissement de nos sujets. Fait caractéristique, l’article spécialement fabriqué pour la clientèle indigène est de plus en plus délaissé, au profit de l’article proprement français. Avant la guerre, les Indigènes achetaient de préférence des tissus à bon marché écrus ou blanchis et des tissus unis, alors qu'aujourd'hui ils recherchent des tissus d’une qualité bien supérieure et d’un prix beaucoup plus élevé. Les maisons de gros d’Alger approvisionnent celles de demi-gros de lintérieur et la diffusion des marchandises se fait des petits centres aux marchés des douars et Jusque dans l’Extrême Sud ; les Kabyles en sont les agents les plus actifs, ils concurrencent de plus en plus et jusque sur la place d’Alger le commerce des Mozabites.
Alger occupe aussi le premier rang dans le commerce des denrées coloniales. Ses quinze maisons, dont six sont entre les mains d’Indigènes, étendent leurs affaires dans le département de Constantine et jusqu’en Tunisie, tandis que du côté de l'Ouest, la lutte est plus difficile avec Oran qui a conquis par exemple la place d’Orléansville. Plusieurs maisons sont d’ailleurs importatrices d’autres denrées, telles que les huiles et les savons. Pour ce dernier article, ainsi que pour le