‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 61 sur 465 · H. D. de Grammont, p · texte numérisé non relu

H. D. de Grammont, p

2. Idem, p. 189 et 277. Alger qui avait été éprouvé en 1639, fut à moitié détruit en février 1717 par de terribles secousses (3-4-5 février) qui mirent la population en fuite et déterminèrent des incendies. Le tremblement de terre de 1755 est celui qui détruisit Lisbonne.

libres ou esclaves, sans compter ce qui dut périr dans les jardins de son territoire »t. Ce fut donc une perte de 16.721 habitants! Alger dut en éprouver de nouvelles, dans les années qui suivirent, si l’on admet, avec Berbrügger ?, que l’épidémie a régné avec plus ou moins de force « pendant quinze années consécutives et jusqu’en 1798 ». Elle y reparut violente, de 1817 à 1819. Dans l’été de 1817, au témoignage du consul Shaler, il mourait à Alger 500 personnes par jour #. Tous ces faits sont concluants. Cette succession de calamités a certainement contribué au dépeuplement de la capitale et à son appauvrissement.

La population totale d'Alger paraît bien être tombée à 30.000 habitants, dont 18.000 Maures et Kouloughlis, 4.000 Turcs, 2.000 nègres, 1.000 Berbères et Arabes et 5.000 Juifs #. Encore le premier recensement fait par nous, en 1832, ne donna-t-il que le chiffre de 16.000 habitants, après un exode important sans doute, mais aussi par suite de dissimulations ÿ ; ce chiffre, même doublé, ne permet pas en tous cas de contredire les affirmations de Rozet, dont les témoignages sont ordinairement précis. Une enquête faite par le

4. G. T. Raynal, o. c., II, p. 112 et Von Rehbinder, III, p. 289, qui compte en cinq mois 15.829 victimes. Venture de Paradis (0. c., p. 52) estime que cette peste a dû emporter un tiers de la population.

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